Corse : le militant nationaliste Jean-Pierre Santini reste en détention

La cour d'appel de Paris a confirmé le placement en détention provisoire de Jean-Pierre Santini, incarcéré depuis le 10 octobre dans le cadre d'une enquête pour des tirs contre la gendarmerie de Montesoro à Bastia. Le militant, qui a entamé une grève de la faim, contestait sa détention provisoire.

La cour d'appel de Paris a confirmé le placement en détention provisoire de Jean-Pierre Santini.
La cour d'appel de Paris a confirmé le placement en détention provisoire de Jean-Pierre Santini. © OLIVIER BOITET/MaxPPP
Jean-Pierre Santini reste en prison. Et ce malgré l’appel des présidents du conseil exécutif et de l’Assemblée de Corse Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, qui ont écrit au ministre de la Justice dimanche dernier pour alerter sur la situation "très inquiétante" du militant nationaliste et écrivain de 76 ans, qui a entamé une grève de la faim depuis 18 jours.

La cour d'appel de Paris a ainsi confirmé, vendredi, le placement en détention provisoire de Jean-Pierre Santini, incarcéré depuis le 10 octobre à Fresnes (Val-de-Marne) dans le cadre d'une enquête pour des tirs visant la gendarmerie de Montesoro à Bastia.

Mis en examen dans le cadre d'une enquête pour des tirs sur la gendarmerie de Montesoro

M. Santini contestait sa détention provisoire devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel. Il a été mis en examen avec huit autres personnes le 10 octobre, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste" pour des tirs d'arme à feu visant le siège du groupement de gendarmerie de Haute-Corse dans le quartier de Montesoro à Bastia, dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier.

Les tirs ayant été revendiqués le lendemain par un commando de quatre hommes armés et cagoulés se réclamant du Front de libération nationale corse (FLNC), le pôle antiterroriste de Paris s'était saisi de l'enquête.

Quatre autres suspects en détention provisoire

L'information judiciaire, ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste correctionnelle", "destruction ou dégradation en réunion" et "transport et acquisition d'armes de catégorie A ou B", le tout en relation avec une entreprise terroriste, concerne également deux conférences de presse qui se sont tenues les 14 juillet 2020 et 27 septembre 2019.

Outre M. Santini, quatre suspects ont été placés en détention provisoire et quatre autres sous contrôle judiciaire.
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