Les mouvements nationalistes disent "non à la répression" lors d'un rassemblement à Corte

Plusieurs partis et syndicats nationalistes se sont réunis mercredi 15 mai devant la sous-préfecture de Corte. Ils dénoncent une "politique répressive de l'État" et "attendent des réponses claires du gouvernement".

"Basta a ripressione !"

C'est derrière ce message qu'une cinquantaine de personnes s'est rassemblée mercredi 15 mai devant la sous-préfecture de Corte.

L'appel avait été lancé par plusieurs partis et mouvements nationalistes, de Core in fronte à Femu a Corsica en passant par le PNC et différents collectifs et syndicats (STC, Ghjuventù Paolina, Ghjuventù indipendentista...). 

Les différents représentants, qui se sont "réunis de façon unitaire" ont adressé "un message commun" au Gouvernement. Ils dénoncent "les amendes, les arrestations et les condamnations" qui ont visé ces dernières semaines des militants nationalistes.

"Il faut que l'État français arrête le double discours de se réfugier derrière l'indépendance de la justice qui n'est qu'une illusion, a affirmé Félix Benedetti, porte-parole du Muvimentu naziunale". Il faut que la répression s'arrête. On est dans un processus dit de discussion. Il faut que l'État français arrête ce double discours sous le langage, avec d'un côté la carotte et tout, l'autre le bâton. On nous a annoncé la visite du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin (finalement reportée en raison des événements en Nouvelle-Calédonie, ndlr). Il est sûr que notre message s'adresse directement à lui. On attend de sa part des réponses concrètes par rapport à la répression qui continue."

Au nom des partis et syndicats présents devant la sous-préfecture, Félix Benedetti a ajouté :

"On attend de la part du ministre des réponses concrètes par rapport à la répression qui continue. Il y a des arrestations qui coïncident avec des réunions importantes par rapport aux discussions (sur l'autonomie, ndlr). Il y a le Fijait qui est maintenu malgré une promesse du président de la République. Il y a aussi les amendes contre les anciens prisonniers qui avaient été pour certaines mises en sommeil et qui sont relancées. Il y a toutes ces provocations et, surtout, les jeunes qui sont victimes de cette répression."

Autant de sujets qui avaient été abordés le 22 avril dernier à Corte lors d'une réunion qui s'était déroulée à l'Università di Corsica. Elle avait réuni l'ensemble des représentants de la famille nationaliste présents hier soir devant la sous-préfecture.

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