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Littérature : deux pièces de William Shakespeare traduites en langue corse

© FTVIASTELLA
© FTVIASTELLA

Marc Biancarelli et Jean-François Rosecchi viennent de publier deux pièces de Shakespeare traduites en langue corse : Hamlet et La Tempête. Un travail que les deux traducteurs veulent aussi comme une démarche linguistique. 

Par France 3 Corse ViaStella

Il est dorénavant possible de lire Hamlet et La Tempête de Shakespeare en langue corse. « C’est très puissant. Surtout pour moi qui n’ai pas forcément lu Shakespeare. L’occasion m’est donnée de me plonger dans les œuvres de Shakespeare », sourit un homme. 

Marc Biancarelli et Jean-François Rosecchi ont consacré plus d’un an à ces traductions. « La première surprise que j’ai eue, c’est que ça marche très bien. Ce n’est pas incongru que ces personnages parlent corse. Il y a un rythme, une sorte de langue rocailleuse », indique Jean-François Rosecchi. 

Quatre siècles après la mort de William Shakespeare, sa langue reste toujours aussi moderne. Ses pièces continuent d’occuper la première place dans l’imaginaire mondiale. « C’est paradoxal. Parce que c’est un auteur qui est extrêmement situé, la Renaissance, dans une langue qui est très lointaine pour nous. Pourtant, par une série de médiations, de traductions, de mises en scène, de sciences humaines, Shakespeare ne cesse de revenir », estime Emmanuel Boisset, professeur de lettres. 
 

« Comme si la langue corse avait une portée universelle »


Traduit dans près de 100 langues, il était donc temps que la dramaturge soit traduit en corse, au moins pour Jean-François Rosecchi et Marc Biancarelli. 

 
Littérature : deux pièces de William Shakespeare traduites en langue corse
Intervenants - Jean-François Rosecchi, Traducteur ; Emmanuel Boisset, Professeur de Lettres ; Marc Biancarelli, Ecrivain et traducteur. Equipe - Sébastien Bonifay ; Alex Gouty ; Yann Moil.


Car derrière l’amour de ces pièces, il y a aussi la démarche linguistique. « C’est la manière de porter cette langue, comme si elle avait vraiment une portée universelle, sans qu’on y ait à y réfléchir. On a voulu que ce soit une traduction en corse, comme ça aurait été logique de faire une traduction en français ou dans une langue qui a une plus grande audience », soutient Marc Biancarelli.
 
Malgré l’ampleur de la tâche, les deux hommes réfléchissent déjà aux prochains auteurs au programme de leurs traductions. 


 

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