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Parti socialiste corse es-tu là ?

Hier, jeudi, les adhérents au Parti socialiste ont voté pour désigner le nouveau Premier secrétaire de la formation politique. À Bastia, la recherche de ces électeurs a été longue et fastidieuse. Chronique d’une chasse au local.

Par France 3 Corse ViaStella

Recherche socialiste désespérément. Au local bastiais du Parti socialiste où doit se tenir le scrutin, c’est porte close. Pourtant, l’adresse est celle indiquée sur le site de la formation politique. Une solution : appeler la section locale. La ligne est coupée. Impossible donc de joindre la fédération de Haute-Corse.

Peut-être qu’il sera plus facile de trouver une trace des adhérents rue Salvatore Viale, longtemps connue comme le siège du parti. Rien. La fédération de Corse-du-Sud en sait-elle plus ? Non.

Après de longues minutes de recherche dans la ville, au détour d’une ruelle, sur un trottoir, un groupe attend patiemment. Ce sont les fameux adhérents. Le scrutin pour élire le nouveau Premier secrétaire du parti a donc lieu ici, dans un local spécialement trouvé pour l’occasion. La formation politique n’a plus de siège à Bastia, conséquence des économies que Parti socialiste doit faire au niveau national.



« On ne peut aller que de l’avant »


Pour les socialistes, les temps sont durs. « Je suis à là plus par habitude, par tradition… L’espoir… Je suis en train de réfléchir », explique un adhérent. « C’est vrai que c’est quand même moins facile qu’avant. Mais comme on a des convictions, il n’y a pas de raison. Il va falloir que ça reparte. On ne peut pas faire autrement. Donc on ne peut aller que de l’avant », continue un autre.

L’espoir fait vivre et le PS corse veut vivre, même si l’île n’est pas vraiment une terre socialiste. Le parti s’appuie sur 550 adhérents, 400 en Haute-Corse, 150 en Corse-du-Sud. « On n’a peut-être pas suffisamment expliqué ce qu’on a fait. Les mois à venir vont être décisifs sur la manière dont on va expliquer qui on est aujourd’hui, comment est-ce qu’on se mobilise, comment est-ce qu’on fédère et comment est-ce qu’on peut demain retourner devant les électeurs pour proposer une alternative », indique Emmanuelle de Gentile, première secrétaire fédérale de Haute-Corse.

Longtemps dans l’ombre des radicaux de gauche, et désormais dans celle des alliances, le Parti socialiste corse veut tenter d’exister par lui-même. Reste à trouver un espace pour y parvenir.


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