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Sporting Club Bastiais: Et maintenant?

Le terrain du Sporting Club de Bastia, le 14 octobre 2017. / © Xavier Grimaldi / MAX PPP
Le terrain du Sporting Club de Bastia, le 14 octobre 2017. / © Xavier Grimaldi / MAX PPP

L'accession en N2 obtenue hier soir est une victoire pour les repreneurs du club, et une joie pour les supporters bleus. Mais l'horizon ne s'annonce pas pour autant dégagé de tout nuage...

Par Sébastien Bonifay

Un titre de champion de sa poule décroché alors qu'il lui reste quatre matchs à disputer.

51 points engrangés, 16 victoires, 3 nuls et une seule défaite.

Et une élimination aux tirs au but en huitièmes de finale de la Coupe de France contre Caen, pensionnaire de Ligue 1.

Le Sporting semble armé pour faire valoir ses chances, l'année prochaine, en National 2. 
 
Entrée des joueurs du SCB et du Gallia Lucciana, hier sur le terrain d'Armand Cesari / © Photo Pascale Paumier
Entrée des joueurs du SCB et du Gallia Lucciana, hier sur le terrain d'Armand Cesari / © Photo Pascale Paumier

Reste une question en suspens, qui pourrait conditionner une bonne partie de la saison 2019/2020...

La somme de 689.650,46 euros, que réclame le liquidateur judiciaire du Sporting Club de Bastia aux dirigeants actuels, à travers l'association qui dirige le club. 

Une somme qui correspondrait à des flux financiers constatés lors de la saison 2016-2017, entre le SASP (société anonyme sportive professionnelle) qui dirigeait le club à l'époque, et les repreneurs. 

La nouvelle est tombée il y a un mois, et a suscité pas mal d'inquiétudes...

C'est le tribunal de grande instance de Bastia qui décidera si le club doit rembourser les presque 700.000 euros.
 
Présentation des joueurs avant le coup d'envoi. Les bleus ont brandi une banderole pour le 5 mai.
Présentation des joueurs avant le coup d'envoi. Les bleus ont brandi une banderole pour le 5 mai.


Les dirigeants, par l'intermédiaire du président, Claude Ferrandi, ont fait savoir qu'ils s'attendaient à une telle possibilité, et qu'ils ont des arguments à faire valoir pour éviter de devoir verser une telle somme. 
Claude Ferrandi a surtout affirmé que si le SCB devait s'en acquitter, il aurait les moyens de faire face à la situation. 

Des moyens qui, depuis quelques jours, sont plus conséquents...

Les socios, qui se sont réunis en juillet 2017, au moment où le SCB était en danger de disparition, pour faire entendre plus distinctement la voix des supporters, viennent de faire leur entrée au sein de la SCIC, (société coopérative d'intérêt collectif) qui va désormais présider aux destinées du club. 

Une structure où seuls apparaissaient, jusque là, Claude Ferrandi et Jean-Noel Luiggi, les deux principaux repreneurs.

Une marque de confiance et la validation du poids des supporters dans les années à venir, certes. 
Mais également la garantie d'un apport d'argent supplémentaire qui apparait comme un bol d'air frais. 
 
La rencontre s'est terminée sur un score nul et vierge
La rencontre s'est terminée sur un score nul et vierge

Les socios, lors d'un vote, la semaine dernière, ont validé l'entrée au sein de la SCIC, mais surtout l'apport de 200.000 euros à son capital. 

Une somme qui avait été récoltée par l'intermédiaire des dons et surtout des ventes de cartes de socios, et qui dormait dans l'attente d'une vraie prise en compte des desiderata de l'association.

Les supporters voulaient prendre plus de place dans l'organisation du Sporting. 
C'est désormais chose faite. 

Et ca convient à tout le monde...

Anthony Luciani, président des Socios:

"C'est vrai, on aurait du rentrer plus tard dans le capital, on a accéléré les choses après la publication du communiqué sur les 700.000 euros, qui m'avait beaucoup inquiété. 
On a précipité le vote pour pouvoir valider tout ça rapidement. 
Mais c'est la moindre des choses, on est là pour soutenir le club, et cet argent qu'on a injecté, ca a rassuré un peu tout le monde, et nous les premiers!"

Ca permettra en tout cas de préparer la prochaine saison un peu plus sereinement...
 

 

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