Gérald Darmanin : "On ne peut pas comprendre la culture, les revendications, les attentes des citoyens sur un territoire donné si on ne va pas les rencontrer"

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Le ministre de l'Intérieur a visité le nouveau laboratoire d'un glacier bastiais, au cœur d'un tour de Corse aux thématiques décidément très diverses.

Depuis le matin, Gérald Darmanin a rendu visite aux services de lutte contre le grand banditisme, aux sapeurs-pompiers de Haute-Corse, aux étudiants d'une école de commerce et de management, et au moment où il s'adresse à la presse, il est devant le laboratoire d'un glacier bastiais bien connu, qu'il vient de visiter. Avant de partir en direction de Cozzano, où il rencontrera la population... 

Une journaliste demande au ministre de l'Intérieur quelle est la raison de cette visite, au lendemain de sa première rencontre, à Paris, avec les élus corses. "J'ai dit que je viendrai tous les deux mois en Corse, et je tiens ma promesse", répond le monsieur Corse d'Emmanuel Macron. "Je me sens responsable, au nom du gouvernement, de parler de tous les sujets qui touchent la Corse. Je suis très heureux ici de rencontrer un chef d'entreprise, je serai très heureux de rencontrer les élus, et je serai très heureux lors de ma prochaine visite, dans deux mois, de visiter l'hôpital à Bastia, ou de rencontrer des enseignants. On ne peut pas comprendre la culture, les revendications, les attentes des citoyens sur un territoire donné si on ne va pas les rencontrer". 

Réussite

Quelques minutes avant, combinaison blanche passée sur son costume et charlotte sur la tête, Gérald Darmanin goûtait les glaces de Raugi, à même le bac, et ne dissimulait pas son penchant pour la Nucellina. La société bastiaise a inauguré son nouveau laboratoire très récemment, et emploie, en tout, 30 personnes. Elle vient également d'ouvrir un point de vente à Paris, dans les allées du prestigieux magasin Printemps. 

Une réussite qu'a certainement voulu saluer le ministre de l'Intérieur. "Je travaillais, samedi soir, quand j'ai reçu un coup de fil. On m'a dit que le préfet voulait me parler. J'ai cru à une blague, évidemment !" raconte Fabrice Raugi. "Il m'a demandé si on voulait bien recevoir le ministre. C'est pas tous les jours !"

"C'est un gros projet, ce labo, aidé par l'Etat et l'Adec", raconte celui qui a pris, avec sa sœur, la suite de ses parents à la tête de la société. "Ils ont compris notre démarche de long terme, la création d'emplois, le circuit court, la valorisation des producteurs locaux..." Fabrice Raugi a d'ailleurs demandé à trois de ses producteurs, Alain Piras, noisetier, Jean-François Cristini, producteur de fraises, et Florence Marsily, créatrice de la Nucinella, d'être présents, pour échanger avec le ministre, et développer, en profondeur, la démarche de collaboration et de circuits courts, qui est, selon eux, l'un des moyens de se développer en Corse. 

 

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