Providenza, dans le Nebbiu, un laboratoire de culture et d’agriculture

Dans sa nouvelle feuille de route pour la Culture, la CDC encourage les Laburatorii, des lieux de création artistique innovants. Parmi les tous premiers projets reconnus comme tels, il y a Providenza, dans le Nebbiu, qui mêle culture et agriculture.  / © France 3
Dans sa nouvelle feuille de route pour la Culture, la CDC encourage les Laburatorii, des lieux de création artistique innovants. Parmi les tous premiers projets reconnus comme tels, il y a Providenza, dans le Nebbiu, qui mêle culture et agriculture.  / © France 3

Dans sa nouvelle feuille de route pour la Culture, la CDC encourage les Laburatorii, des lieux de création artistique innovants. Parmi les tous premiers projets reconnus comme tels, il y a Providenza, dans le Nebbiu, qui mêle culture et agriculture. 
 

Par P.S.

Les visiteurs du Nebbio ont peut-être aperçu ces panneaux sur le bord de la route, sans oser s'aventurer au bout du chemin :  
A Pieve, dans le Nebbio, ¨Providenza" accueille ainsi les visiteurs. / © France 3
A Pieve, dans le Nebbio, ¨Providenza" accueille ainsi les visiteurs. / © France 3

Providenza est un projet hybride mêlant culture et agriculture. A l'origine, il y a un lieu dont les croyants diraient qu'il est béni des dieux.
Providenza, dans le Nebbiu, un laboratoire de culture et d’agriculture
Intervenants - Thérèse, habitante de Pieve // Marc, habitant de Pieve // Antoine Viviani, créateur de Providenza // Davina Sammarcelli, responsable de la communication de Providenza // Equipe - Delphine Leoni, Cassandre Dumain

20 hectares surplombant la Conca d'Oru, propriété d'Antoine Viviani, réalisateur, originaire de la commune de Pieve.

« Il y avait une vigne auparavant ici, il y avait une grande châtaigneraie, il y a une terrasse de maraîchage, il y a des bassins d’irrigation. Tout a été déjà designé par des gens qui cultivaient ça il y a très longtemps. Ce qu’on veut faire c’est réactiver, beaucoup de techniques qu’ils utilisaient déjà, mais aussi beaucoup d’autres dont on s’inspire, d’ailleurs. Mélanger ça et tirer quelque chose de l’inspiration de cet endroit qui est assez spécial, qui est assez puissant, qu’on veut partager », explique-t-il.

Avec sa bande d'amis, Antoine a réalisé les premiers aménagements : le jardin en permaculture, un abri pour accueillir vente de légumes et petite restauration, panneaux solaires, toilettes sèches, et même un amphithéâtre comestible.

« L’idée c’est de regarder un film ou un spectacle et de pouvoir manger, piocher, cueillir, des petites tomates cerises, des edamame, des cacahuètes… », raconte Davina Sammarcelli, esponsable de la communication de Providenza.

D'autres aménagements sont prévus : une ruine rénovée pourra notamment accueillir des artistes en résidence. Une ferme abritera activités agricole et ateliers d’artistes… Providenza voit grand mais les débuts sont encourageants. La vente des légumes permet déjà de rémunérer une personne pour l'entretien du jardin.

« C’est très compliqué de trouver à l’année des produits frais. On est obligés d’aller au supermarché pour finalement trouver des produits d’Espagne, etc. Regrette Antoine Viviani. C’est un peu rageant quand on nous rappelle qu’on est dans la Conca d’Oru, qu’il y avait des jardins, etc. On se dit « où est parti ce savoir-faire, où est parti ce goût de l’autonomie, tout simplement ».

Les premières réalisations ont été financées en fond propre mais Providenza vient d'être reconnu Laburatorio Culturalu par la Collectivité de Corse et a reçu à ce titre une aide de 40 000 euros. De quoi proposer une programmation saisonnière et organiser une grande résidence artistique pluridisciplinaire qui s'achève chaque année par un bal au cœur du village.

Prochains rendez-vous à Providenza à Pieve, le 14 septembre pour une projection sous les étoiles du film "l'Arbre au sabot" d'Ernanno Olmi. Et un atelier de formation à la permaculture les 29 et 30 septembre. 


 

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