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Assemblée de Corse : vote d'une motion favorable à l’accueil de migrants

Illustration - L'hémicycle de l'Assemblée de Corse à Ajaccio (Corse du Sud) / © MAXPPP
Illustration - L'hémicycle de l'Assemblée de Corse à Ajaccio (Corse du Sud) / © MAXPPP

Vendredi, l’Assemblée de Corse a voté une motion favorable à l’accueil des migrants. Le document demande la création d’une commission ad hoc afin de trouver des solutions adéquates pour leur arrivée en Europe. 

Par A.A/France 3 Corse ViaStella avec AFP

C’est une motion à l’initiative de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et leader du groupe La République en marche à l’Assemblée de Corse. 

Un document qui assure être « favorable à l’accueil des migrants et demande la création d’une commission ad hoc composée de membres de l’Assemblée de Corse, de présidents d’intercommunalités, de maires et des services de l’État chargée de trouver des solutions pour un accueil efficace des migrants. » La motion a été adoptée malgré la non participation des groupes « Per l'avvene », mené par Jean-Martin Mondoloni, et « La Corse dans la République », de Valérie Bozzi. 

 
 

 

Une décision qui appartient à l'État


Depuis que le gouvernement italien refuse l’accostage de certains bateaux humanitaires, les représentants de la majorité territoriale n’ont cessé de proposer l’aide de la Corse aux migrants bloqués en mer. Lundi, Jean-Guy Talamoni s’est dit disposé « à porter secours » aux personnes recueillis sur le navire Lifeline. 

« Tous les pays de la Méditerranée devaient être prêts à porter secours aux migrants dès l'instant où il y a un navire avec des personnes à bord en situation d'urgence », a précisé le président de l’Assemblée de Corse. Réponse de Josiane Chevalier, préfète de Corse, dans la journée : une telle décision « appartient à l’État français » et non à une collectivité territoriale. Quelques semaines plus tôt, c’est Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse qui avait proposé d’accueillir l’Aquarius, autre bateau humanitaire refoulé par les autorités italiennes. 

En 2015, une telle motion avait déjà été votée, à l’unanimité, par l’Assemblée de Corse. 

 

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