Assemblée nationale : Paul-André Colombani interpelle le Premier ministre sur « la dérive mafieuse en Corse »

Ce mardi 1er octobre, le député Paul-André Colombani a interpellé le Premier ministre sur la "dérive mafieuse en Corse" à l'Assemblée nationale. / © Lionel BONAVENTURE / AFP
Ce mardi 1er octobre, le député Paul-André Colombani a interpellé le Premier ministre sur la "dérive mafieuse en Corse" à l'Assemblée nationale. / © Lionel BONAVENTURE / AFP

Ce mardi 1er octobre, lors des questions orales au gouvernement à l’Assemblée nationale, Paul-André Colombani a interpellé le Premier ministre sur la « dérive mafieuse en Corse ». Il reconnaît une prise de conscience de la société corse en la matière et demande des mesures. 

Par A.A/ France 3 Corse ViaStella

« Le phénomène crapuleux de droit commun avance au grand jour et en costume en Corse », lance le député Paul-André Colombani, ce mardi 1er octobre, lors des questions orales au gouvernement à l’Assemblée nationale. 

S’adressant au Premier ministre, il alerte sur la « dérive mafieuse » dans l’île et pointe du doigt les « pressions sur les marchés publics et la délivrance des permis de construire. » et décrit la Corse comme « région la plus criminogène d’Europe » lorsque le nombre d’homicides est rapporté au nombre d’habitants. 

S’il reconnaît la prise de conscience de la société corse, avec la création de plusieurs collectifs anti-mafia ces derniers jours, il soutient qu’elle ne peut pas « se faire justice elle-même ». 

 

 

« C’est à vous seul de la combattre »


Il réclame des mesures de la part du gouvernement afin de lutter contre la spéculation, la pauvreté et le sous-développement « qui sont le terreau de cette dérive mafieuse ». Il intime : « C’est à vous seul de la combattre. […] Un échec en la matière serait le vôtre et uniquement le vôtre. »

Dans sa réponse, le ministre de l’Intérieur appelle à « soutenir celles et ceux qui enquêtent sans relâche » sur les homicides, et avance un « taux de mise en cause largement supérieur à la moyenne. »

 


Christophe Castaner qualifie « d’insupportable » la collusion qui peut exister entre de grands groupes criminels et une partie du monde politique. Il affirme « prendre acte » des initiatives des collectifs anti-mafia et assure que la préfecture veille au contrôle de légalité dans plusieurs secteurs. 

Pour le ministre de l’Intérieur, la meilleure solution pour combattre la dérive mafieuse dans l’île est de travailler à son développement économique. Une volonté incarnée selon lui par le plan de transition et d’investissement pour la Corse qui prolongera le plan exceptionnel d’investissement au-delà de 2020. 


 

A lire aussi

Sur le même sujet

Corse : trois-quarts des maires ont été victimes d’incivilités ou de menaces ces 15 dernières années

Les + Lus