• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

L'avenir de l'agriculture corse en débat

En ajoutant les aides de l'Etat et de la collectivité territoriale, ce sont en tout 240 millions qui seront consacrés au développement rural dans / © MaxPPP
En ajoutant les aides de l'Etat et de la collectivité territoriale, ce sont en tout 240 millions qui seront consacrés au développement rural dans / © MaxPPP

Vers un nouveau modèle agricole.C'est l'un des défis de l'agriculture Corse. C'était aussi le thème d'un séminaire qui s'est déroulé aujourd'hui à Ajaccio. Il s'agit de définir comment vont s'adapter les agriculteurs à la prochaine PAC.

Par PS pour ViaStella

Des éleveurs qui dressent le constat d'une sous production. Pour les agriculteurs présents au palais des congrès face aux représentants de l'exécutif dont le président de l'Office du Développement Agricole et Rural de la Corse Lionel Mortini, les 36 millions d'euros d'aides directes de la politique agricole commune doivent être un encouragement à produire.


Des aides relatives à la production?


C'est en tout cas le sentiment de beaucoup d'entre eux comme l'explique Jean-François Sammarcelli, responsable du pôle élevage de la chambre d'agriculture de Haute-Corse:

"J'ai pas vu dans la PAC beaucoup d'aides relatives à la production, on a l'impression qu'on donne les aides sans critères de production"
 

Obligation d'entretien des parcelles


Pour l'exécutif, le séminaire vise à entamer un travail avec l'Etat et les représentants du monde agricole afin de négocier au mieux la PAC (Politique agricole commune) 2021-2027. Mais conditionner les aides à la production semble hors de propos pour Michel Dantin Eurodéputé PPE, Parti populaire européen:

"Ce qui a été prévu c'est une obligation d'entretien des parcelles. Est-ce qu'une parcelle qui est présentée pour obtenir des aides sans être entretenue répond à ces normes? Pas plus en Corse qu'ailleurs."

 



Structurer les filières


Les règles applicables après 2021 devraient permettre de mieux structurer les filières disposant de signes de qualité tels que les AOP, appellations d'origine protégées. Ainsi les aides pourraient bel et bien favoriser la production en développant des synergies. C'est la volonté de Pierre Acquaviva, 
Président de la Chambre régionale d'agriculture

"L'obligation qu'il y a de se structurer et d'aller vers les démarches communes de filières, elle doit être impérative. A mon sens les aides aux surfaces doivent être liées à la structuration des filières."


La PAC c'est un budget de 50 milliards d'euros par an à l'échelle de l'Europe dont 9 milliards consommés par la France. Les montants pourraient baisser d'environ 5%. Pour l'heure rien n'est acté, les négociations entre Etats membres n'ont pas commencé. 
 

Sur le même sujet

Élections européennes : participation en hausse en Corse

Les + Lus