13 novembre, un an après : ces survivants marqués à vie

13 novembre, un an après : ses survivants marqués à vie
Myrian, survivante des attentats du 13 novembre 2015 (par téléphone de Paris). - France 3 Corse ViaStella - Sébastien Bonifay, Roxane Florin

Myrian vit à L'Ile Rousse. Le 13 novembre 2015, elle célébrait un anniversaire dans le dernier bar de la capitale à être attaqué. A 21h25, elle perdait cinq de ses amis et n'est jamais retournée depuis sur les lieux avant ce dimanche du souvenir. 

Par France 3 Corse ViaStella


Survivante des attaques, Myrian de Souza assiste aujourd’hui aux cérémonies hommage qui se déroule ce dimanche 13 novembre, un an après les attaques meurtrières de Paris.

Installée à L’Ile Rousse depuis une dizaine d’années, elle était à la terrasse de La Belle Equipe, le dernier bar frappé lors des attentats, pour célébrer un anniversaire. Cinq de ses amis sont morts sous ses yeux. Traumatisée, elle n’a plus quitté la Corse depuis et s'est laissée convaincre au dernier moment de se rendre à Paris.

"Pour nous, c'est très important que chacun puisse venir rendre hommage aux morts, rendre hommage aux vivants, qu'on soit tous ensemble", a souligné Caroline Langlade, présidente de l'association Life for Paris.

Cent trente morts, des centaines de blessés, une capitale meurtrie et un pays entier éprouvé. La Corse compte aussi ses victimes.  

Aurélie de Peretti fait partie des victimes du Bataclan. La jeune femme de 33 ans, originaire de Corse, était au Bataclan avec une amie pour le concert des Eagles of Death Metal.

La jeune femme, décrite comme lumineuse, a été tuée dans la salle de concert. "On ne la reverra plus. Je ne peux pas m'habituer à ne plus la voir", témoignait son père.

© Document Corse Matin
© Document Corse Matin

Aux côtés d'Aurélie de Peretti, Stéphane Albertini, 39 ans, et Pierre Innocenti, 40 ans sont également tombés.

Stéphane Albertini était le chef de salle du restaurant Chez Livio à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Père d'un garçon de 4 ans, il a été tué au Bataclan aux côtés de Pierre Innocenti, gérant du restaurant.

"Stéphane était drôle et subtil, toujours souriant, toujours partant. Il faisait rire tout le monde. Il était très apprécié, c'était quelqu'un d'incontournable", dit de lui une proche citée par Libération.

Vendredi soir, Pierre Innocenti postait sur Facebook une photo du panneau du concert, avec pour seul commentaire: "Rock!", une heure avant le drame. "Qu"il ait été happé par cette ignorance est une telle injustice", "on est tous tétanisés", a dit à son sujet son cousin par alliance, le comédien Smaïn. 

Des bougies aux fenêtres

Sur tous les sites des attentats, des plaques seront dévoilées en hommage "aux vies fauchées en ces lieux".

Les hommages officiels prévus sont sobres, conformément aux vœux des familles de victimes. François Hollande, qui a tour à tour rencontré samedi des victimes, des associations et des magistrats du parquet antiterroriste, ne prononcera pas de discours.

Dimanche à 12h30, un rassemblement public est aussi prévu devant la mairie du XIe arrondissement. A la fin, seront lâchés des ballons pour "représenter symboliquement, dans leur ensemble et leur diversité", toutes les victimes.

L'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, présidera à 18h30 en la cathédrale Notre-Dame une messe d'hommage.

Dans la soirée, des lanternes, "symboles d'espoir et de vie", doivent être déposées sur le canal Saint-Martin, tout près de plusieurs des terrasses attaquées. L'association 13 novembre: Fraternité et Vérité appelle aussi les Français à participer en mettant une bougie à leurs fenêtres.

Un visage et un nom pour les victimes 
130 personnes ont perdu la vie dans les attaques du 13 Novembre. 89 d'entre elles dans la salle du Bataclan, 19 à la terrasse du restaurant La Belle Equipe rue de Charonne, 15 au croisement de la rue Bichat et de la rue Alibert, aux terrasses du restaurant Le Petit Cambodge et du bar Le Carillon, et 5 au Café Bonne Bière, rue de la Fontaine-au-Roi. Une autre personne a succombé à l'explosion d'un kamikaze devant le Stade de France.

A l'occasion de la journée de commémorations organisée dimanche 13 novembre 2016, un an après les attaques, franceinfo a voulu mettre des visages et des noms sur ces morts. A retrouver ici. 

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