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Avec « C’était Michel », Sylvie Rocard retrace la carrière de son mari, resté l’ami de la Corse jusqu’au bout 

L'ancienne journaliste raconte, dans son dernier livre, Michel Rocard, chantre de la décentralisation, est resté l’ami de la Corse jusqu’au bout. / © Stéphane Agostini / FTVIASTELLA
L'ancienne journaliste raconte, dans son dernier livre, Michel Rocard, chantre de la décentralisation, est resté l’ami de la Corse jusqu’au bout. / © Stéphane Agostini / FTVIASTELLA

Sylvie Rocard a publié « C’était Michel » en octobre dernier. Elle y revient sur la carrière politique de son mari, ancien Premier ministre socialiste, resté ami de la Corse jusqu’au bout. 

Par France 3 Corse ViaStella

À Paris, Sylvie Rocard, l'épouse de Michel Rocard rêve de se retirer en Corse. Sylvie Rocard-Emmanuelli est originaire de Monticello. C'est là que son époux est inhumé. 

L'ancienne journaliste raconte, dans son dernier livre, Michel Rocard, chantre de la décentralisation, est resté l’ami de la Corse jusqu’au bout. « Peu de temps avant sa mort, on est venu en Corse, on a rencontré Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, on a déjeuné avec eux. Michel leur a dit : ‘Qu’est-ce que je peux faire passer comme message ? Dites-moi tout.’ Et Michel a bien tout expliqué à Bernard Cazeneuve », livre-t-elle. 

Sylvie et Michel se rencontrent à paris en 1994. Avec ses vestons trop larges, Rocard vient de renoncer à être candidat à la présidence de la République. Idylle, mariage, honneurs, bonheurs de voyages interplanétaires et dîners à l'Élysée en présence de la reine d'Angleterre.
 
Avec « C’était Michel », Sylvie Rocard retrace la carrière de son mari, resté l’ami de la Corse jusqu’au bout
Intervenants - Sylvie Rocard, Veuve de Michel Rocard Equipe - Marie-Françoise Stefani ; Stéphane Agostini ; Alexandra Sebayhi ; Anastasia Mordin.



« Il avait ce côté un peu avant-gardiste »


L'ancien Premier ministre socialiste qui a tenté le gouvernement d'ouverture de la Ve République, préside la commission du grand emprunt avec Alain Juppé, mène des missions internationales.

À gauche, les rapports ne sont pas toujours au beau fixe. « Comme il avait d’excellents rapports avec des personnalités iraniennes, il avait ce côté un peu avant-gardiste. Il voyait un peu plus loin. Il voulait essayer de favoriser les rapports de la France avec l’Iran. Ça a été très mal pris, bien entendu, par Moscovici qui au moment où Michel prend l’avion m’appelle et me dit : ‘Faites le descendre de l’avion tout de suite.’ Vous pensez bien que je n’ai rien fait », se remémore Sylvie Rocard. 


Attraction et un magnétisme


En 2004, l’homme de la deuxième gauche rencontre Emmanuel Macron tout juste sorti de l'Ena [École nationale d’administration]. « Quand il a rencontré Emmanuel Macron, comme beaucoup de gens, il a été séduit par cet homme qui est très brillant, très cultivé et qui a un pouvoir d’attraction et un magnétisme indiscutable. Au bout de cinq minutes, vous avez l’impression que vous le connaissez depuis toujours. Mais il lui disait souvent : ‘Tu ne connais pas assez le terrain. Il faut que tu te fasses élire, il faut que tu ailles te frotter davantage au monde politique’ », raconte Sylvie Rocard. 

Sylvie Rocard règle quelques comptes posthumes : avec François Mitterrand, qui a évincé son mari de Matignon, et Laurent Fabius, « cet ennemi notoire » qui, lorsqu'il était au Quai d'Orsay, snobait l'ambassadeur des pôles.

 

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