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Charcuterie bio ou AOP, une différence de démarche mais des contraintes proches

© cptraditionelscorse -
© cptraditionelscorse -

Comment se porte la filière porcine? Six ans après sa création, 70 éleveurs adhérent à l'appellation d'origine Protégé « charcuterie corse ». D'autres font le choix du bio. Deux démarches et des visions différentes, mais des contraintes souvent proches. Portraits croisés de deux éleveurs insulaires.

Par France 3 Corse ViaStella

Jean-Felix et Michel sont deux éleveurs porcins. Le premier a choisi le Bio, le second, l'AOP. Installé à Frassetu depuis plus de 40 ans, Jean-Felix Giorgi est épaulé par sa fille. Il y a trois ans, ils ont pris la voie de l'agriculture biologique.

D'après eux, la démarche est davantage basée sur la qualité des aliments que sur la race des animaux. En revanche, les critères d'appartenance sont très exigeants. « Sur un parcours de 250 hectares, tout est en bio, puisqu’on ne traite pas la châtaigneraie et la chênaie. Et après un suivi un peu comme tout le monde, c’est-à-dire de la naissance à l’abattage dont un carnet d’élevage. Mais surtout l’alimentation, il faut garantir que ce qu’on amène à l’alimentation soit issu de l’agriculture biologique. Donc je donne une farine de céréales », indique Jean-Felix Giorgi, éleveur porcin à Frasseto.



Nourrir les cochons autrement ? 


Direction Soccia dans les Deux-Sorru. Michel y est éleveur depuis dix ans. Lui, s'est tourné vers le label AOP. La race « Porc Nustrale » est la base de ce label, mais il y a beaucoup d'autres points à respecter. « On suit un cahier des charges. On a une méthode de salaison, on a une méthode de salage, on a une méthode bien précise de coppa et de lonzu que l’on doit faire. On a une méthode sur le poids de carcasse à tuer qui est de 85 jusqu’à 140 kilos », précise Michel Matteucci, éleveur porcin à Soccia.

AOP ou pas, la problématique de l'alimentation des animaux reste la même pour tous. « Les châtaignes, on en a de moins en moins. Donc il va falloir trouver une solution pour nourrir nos cochons autrement », continue Michel Matteucci.

Une solution qui pourrait être une fabrique d'aliments en Corse. Sur ce point au moins, Michel et Jean-Felix tombent d'accord.


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