Les chemins de fer de la Corse épinglés par la chambre régionale des comptes

France 3 Corse ViaStella a accédé à une partie du rapport de la chambre régionale des comptes sur les chemins de fer de la Corse de 2011 à 2016. Michel Stefani tenait alors les rênes de l'entreprise. La chambre régionale des comptes y est sévère sur la hausse des dépenses de fonctionnement.

Par France 3 Corse ViaStella

Avec un peu, plus de neuf millions d’euros de trésorerie, les chemins de fer de la Corse se portent bien. Mais pour la chambre régionale des comptes, la gestion salariale est « inflationniste ».

Revalorisation des primes des salariés, avancements automatiques des échelons, au contraire pour l’ancien président des chemins de fer de la Corse (CFC), Michel Stefani, il n’y a là aucune anomalie. En 2011, la situation était particulière, 255 agents sont passés de la SNCF à une nouvelle structure, il a fallu revoir tous les statuts.

« On nous reproche d’avoir tiré vers le haut la négociation salariale. Nous étions dans un cadre qui était assez complexe puisqu’il y avait un enchevêtrement d’accords, parfois même individuels qu’il fallait normaliser. C’est ce que nous avons fait. Et nous l’avons fait effectivement en tirant vers le haut », reconnaît-il.




Règles de concurrence


Actuellement, l’effectif est de 272 agents, soit 17 de plus qu’à la création des CFC. Au-delà des charges de personnel, la chambre régionale des comptes souligne des contrats d’assistance ou de sous-traitance souvent négociés en dehors de règles de concurrence.

« On nous fait reproche, par exemple, lorsque vous passez un marché avec une entreprise qui est spécialisée dans le ballast, vous revenez souvent vers cette entreprise. Lorsque, par exemple, vous prenez des essieux, vous retombez dans des sociétés qui sont spécialisées dans la construction de ces essieux. Il y a des choses comme ça qu’il faut préciser », continue Michel Stefani.

Selon la chambre régionale des comptes, les CFC ne disposeraient pas de données fiables concernant le nombre de voyageurs par ligne. La chambre préconise une comptabilité plus rigoureuse. Concernant ces recommandations, l’actuel président des CFC préfère rester prudent. « Le rapport pour moi, il n’est pas public, il sera présenté au conseil d’administration le 18 avril. Pour ma part, les recommandations seront appliquées à la lettre », assure-t-il.

Au niveau commercial, les chiffres restent positifs. Le nombre de voyageurs aurait augmenté de 64% entre 2012 et 2016, les recettes de 42%.


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