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Pour Christiane Taubira, certains rapprochements de prisonniers sont des « sujets politiques »

© Joel Saget/AFP
© Joel Saget/AFP

Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux, s’est exprimée mercredi sur le sujet du rapprochement des prisonniers corses. Elle a estimé que si le thème ne « pose aucun problème » sur le principe. Certains cas relèvent de « sujets politiques » et nécessitent ainsi une décision du même ordre.

Par A.A/France 3 Corse ViaStella

En visite à Ajaccio hier, mercredi, Christiane Taubira a livré son opinion quant au rapprochement des prisonniers corses dans l'île. « Dans le cadre même de la politique carcérale que j’ai conduite, j’estime que la proximité par rapport aux familles est une condition essentielle d’équilibre à l’intérieur de la détention pour l’exécution de la peine, mais également pour la préparation à la sortie », a-t-elle indiqué.

Un moment qui a également été l’occasion pour l’ancienne ministre de la Justice de revenir sur ses décisions lorsqu’elle était encore à la tête de la Chancellerie. « J’ai pris très fortement en considération la question des prisonniers. […] Parce que lorsque j’étais garde des Sceaux, j’ai fait procéder à près d’une centaine de prisonniers. Il y en a eu 97 lorsque j’ai quitté le ministère », a-t-elle affirmé.



« Sur le principe, cela ne pose aucun problème »


Si Christiane Taubira estime que « sur le principe, cela [le rapprochement des prisonniers corses] ne pose aucun problème », l’ancienne ministre nuance. « Il y a des sujets politiques par ailleurs et ces sujets politiques doivent être traités à l’échelle politique.

Ce que j’ai fait lorsque j’étais garde des Sceaux, je pouvais le faire par rapport au droit commun, par rapport aux règles de procédure pénale et par rapport à un volontarisme cohérent avec le contenu de ma politique carcérale et de ma politique pénale. Et puis il y a des sujets politiques qui doivent être traités à l’échelle politique
», a-t-elle précisé.

Le rapprochement des prisonniers dits politiques est une des revendications majeures des représentants nationalistes de l’Assemblée de Corse. Différents membres du gouvernement ont d’ailleurs exposé récemment leur avis sur la question à commencer par Madame Corse. Ainsi, Jacqueline Gourault a indiqué au début du mois de janvier que ce rapprochement est « possible ». Une option également envisagée par l’actuelle garde des Sceaux, Nicole Belloubet.


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