Collectivité unique : portrait de Jean-Martin Mondoloni chef de file de la droite régionaliste

Lors du second tour des élections territoriales le 10 décembre dernier, Jean-Martin Mondoloni a obtenu 10 sièges au sein de l'Assemblée de Corse. Homme politique de droite, il fait son entrée dans l'hémicycle en 2004. Retour sur son parcours politique. 

Par France 3 Corse ViaStella

Il se rêvait patron de la collectivité de Corse… Le 10 décembre dernier, les électeurs l'ont désigné chef de l'opposition. Ceux qui le suivent, en score, ce sont Valérie Bozzi et Jean Charles Orsucci. À eux trois, ils totalisent 22 sièges, très loin derrière l'écrasante majorité nationaliste.

En face, il va falloir exister. « L’opposition qui sera la nôtre sera de nature à faire avancer les dossiers que nous considérons comme les plus sensibles », indiquait-il sur le plateau de France 3 Corse ViaStella le soir du second tour des élections territoriales.

Le courant politique qu'incarne Jean-Martin Mondoloni a pris ses racines dans la droite traditionnelle sous l'oeil bienveillant de Jean Baggioni. Il est d’abord jeune militant au RPR puis à l'UMP. Et c'est avec Camille de Rocca Serra que ce fils d'ouvrier multi-diplômé entre à l'Assemblée de Corse en 2004. Il préside alors le groupe majoritaire « Rassembler pour la Corse ».

En 2010, mal placé sur la liste, il perd son mandat. Il prend alors ses distances et crée « Nouvelle Corse ».


Stature


La droite régionaliste a son mouvement mais affiche aucune victoire à son actif et toujours le même porte-parole. « Moi j’ai la conviction, et je crois que le corps électoral l’a validé, que plus on se tient à distance des appareils politiques et mieux on se porte. Je suis un régionaliste et j’ai la conviction que la Corse doit se retrouver dans la République française », soulignait-il sur l’antenne de France 3 Corse ViaStella en décembre dernier.

Ce credo ne pas l'éloigné de Camille de Rocca Serra. Quand il échoue à faire sa liste en 2015, c'est encore avec lui qu'il redevient élu territorial rescapé de la fusion des listes de droite. Cette droite, il n'hésite pas à la braver dans les urnes : lors des législatives de juin, le leader de « Nouvelle Corse » s'est maintenu contre Stéphanie Grimaldi, candidate Les Républicains. In fine, les deux ont perdu l'élection.

Mais Jean-Martin Mondoloni y a gagné la stature qui lui manquait pour mener sa liste aux territoriales. Arrivé deuxième dimanche 10 décembre, il remporte 10 sièges dans l'opposition. Mais la porte de la majorité est ouverte. « Il continuera à y avoir une majorité et une opposition. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas travailler ensemble sur un certain nombre de dossier et donner des responsabilités. Elles seront proposées et nous en discuterons », indiquait Gilles Simeoni lors de la publication des résultats du second tour des élections territoriales.

Le proviseur, qui présidait la commission de contrôle lors de la précédente mandature nationaliste, se laissera-t-il encore tenter ? Réponse dans le nouvel hémicycle.


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