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Corse : les élus nationalistes réclament des réponses concrètes à Paris 

© Thomas Samson / AFP
© Thomas Samson / AFP

Alors que le chef de l'État a reporté sa visite en Corse, le ton monte du côté des nationalistes. Ils demandent des réponses concrètes à Paris. Mercredi le député de Haute-Corse Michel Castellani a interpellé Jacqueline Gourraut à l'Assemblée nationale. 

Par France 3 Corse ViaStella

Le dialogue ou le rapport de force. Pour Jean-Christophe Angelini, il ne saurait y avoir d'autres attitudes face à l'État. Selon le leader du PNC [Parti de la nation corse] mercredi, sur le plateau de Cuntrastu, rien n'avance.


« On est politiquement dans une impasse, comme nous n’en n’avons pas connu depuis un moment. Il aura fallu attendre, à l’exception de la série d’attentats dont on a un peu parlée, mais qui n’est pas encore révélatrice, que la violence cesse, que nous ayons les responsabilités, avec d’autres, dans ce pays, et que nous ayons trois députés sur quatre pour que Paris ferme la porte à tout dialogue constructif », estimait-il alors. 

 
Corse : les élus nationalistes réclament des réponses concrètes à Paris 
Intervenants - Jean-Christophe Angelini, Conseiller exécutif - Président de l' ADEC (Extrait "Cuntrastu" du 13 mars 2019) ; Michel Castellani, Député de Haute-Corse ; Jean-Guy Talamoni, Président de l'Assemblée de Corse Equipe - Dominique Moret ; Sylvie Loigerot ; Wendy Martini.

 

Retour en force de l’État


Certes, la visite d’Emmanuel Macron est repoussée, mais de toute façon la majorité territoriale n'y était pas invitée. Dans ce contexte tendu, Jacqueline Gourault arrive à Bastia vendredi. La ministre a été interpellée mardi à l'Assemblée nationale lors du débat sur la création d'une agence nationale de cohésion des territoires. 

 


Michel Castellani y voit un retour en force de l'Etat. « Nous sommes face à une décentralisation centralisatrice, les préfets étant installés comme référents uniques. Il ne faut guère se faire d’illusions, pour nous, dans un pays comme la France, à la structure ossifiée d’État nation, aux traditions bétonnées de centralisation. Notez que nous autres, députés de Corse, sommes largement vaccinés après le voyage l’an dernier du président de la République et le catastrophique discours de Bastia », souligne-t-il dans l’hémicycle du palais Bourbon. 

Avec la menace de retour de la violence politique qui plane, le souhait d'un véritable dialogue avec Paris n'a jamais autant été partagé dans les rangs de l'assemblée. 



 

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