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Pour Corsica Comix, pas question de buller

Les albums du label d'édition indépendant rencontrent un franc succès en Corse / © FTViaStella
Les albums du label d'édition indépendant rencontrent un franc succès en Corse / © FTViaStella

Bientôt 10 ans au compteur pour Corsica Comix. Une fierté pour les membres du label d'édition indépendant, qui regrettent tout de même le problème de diffusion de leurs albums sur le Continent.

Par Axelle Bouschon

Petru Santu, Razorbacu, le p’tit Dume… Les accros de bande dessinée corse reconnaîtront sans doute ces noms, ou les auront peut-être même déjà lus et rangés dans leurs bibliothèques.

Trois séries qui ont un point commun : toutes sont éditées par Corsica Comix. Le label d’édition indépendant fête prochainement ses 10 ans, et c’est avec une certaine fierté que les piliers de l'équipe dressent aujourd’hui le bilan.

« Corsica Comix, c’est à peu près une dizaine de personnes, explique Frédéric Federzoni, créateur de la bande dessinée Petru Santu. Il y a les auteurs, les dessinateurs, les scénaristes, les coloristes, les commerciaux…»

Et d’autres projets sont à venir, annonce l’auteur-dessinateur. Comme une nouvelle collection et un polar pour l'année prochaine.


Double-lecture



Parmi les personnages phares, Razorbacu, le sanglier le plus malchanceux de Corse.

Les mésaventures du petit animal font rire enfants et adultes, mais au travers de ses histoires, son créateur, Fabrice Sorlin, veut aussi faire passer un message :  

« Il y a une deuxième lecture [de la bande dessinée] où on peut mettre des choses plus profondes, pour les plus grands. Comme le racisme, la spéculation… Il fait face à toutes sortes de problèmes qu’on peut rencontrer, par exemple, en Corse. »



Nadia Federzoni a, elle, une double activité. Archéologue-préhistorienne de formation, elle assume le volet commercial de l'entreprise.

Malgré le franc succès des albums sur l'ensemble de l'île, il leur est pour l'instant impossible, par manque de moyens, de répondre à la demande sur le continent. Une situation qu’elle regrette :

« Pour le moment nous n’avons pas d’aides ou d’appuis institutionnels qui nous permettrait de pouvoir diffuser ailleurs qu’en Corse »

Une bonne surprise de la part des institutions serait donc la bienvenue.
 

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