• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

DSP: La Méridionale achète le Liverpool Seaways

© MaxPPP
© MaxPPP

La flotte, réduite, de la compagnie maritime posait problème. Difficile dans ces conditions de pouvoir décrocher une délégation de service public. Les dernières semaines l'ont démontré douloureusement à la Méridionale. La compagnie a annoncé cet après-midi l'achat d'un nouveau navire.

Par Sébastien Bonifay

La Méridionale se devait de réagir. 
Les derniers mois ont été compliqués pour la compagnie maritime. Les coups durs se sont succédé, et la prochaine délégation de service publique semble lui filer entre les doigts. 

Après avoir vu s'évanouir la possibilité de desservir les ports d'Ajaccio et de Propriano d'octobre 2019 à décembre 2020, c'est la ligne Bastia-Marseille qui semblait compromise
En raison, à chaque fois, des bateaux qui ne répondaient pas aux critères exigés par l'Office des Transports pour la délégation de service public. 

Aux grands maux les grands remèdes.
La direction de la Méridionale va faire l'acquisition d'un nouveau navire.
Elle l'a annoncé aujourd'hui. 
 
Le siège de la Méridionale, à Marseille / © Jean-André Marchiani
Le siège de la Méridionale, à Marseille / © Jean-André Marchiani


Acheter plutôt qu'emprunter

La Méridionale a dû réagir en urgence. 
Le Stena Egeria, qui devait être loué à un armateur pour assurer la ligne Bastia Marseille, avait fait faux bond à la Méridionale. Pour réagir, dans l'urgence, et trouver un remplaçant qui satisferait l'OTC, les dirigeants s'étaient mis en quête d'un "sister ship". 
C'est ainsi qu'on appelle un bateau qui serait l'exact équivalent de celui qui n'était plus disponible. 

Prévenus que les dirigeants prospectaient en Scandinavie, on pensait que c'était pour se faire prêter un bateau de rechange. 
Mais apparemment, échaudée par ces avaries à répétition, la Méridionale a décidé de passer la vitesse supérieure. 
Et d'acheter un nouveau navire. 

Elle a trouvé son bonheur en Suède. 
Le Liverpool Seaways, un ropax qui appartenait à DFDS, le numéro 1 européen du secteur. 

Reste à savoir si le bateau sera prêt à temps pour concourir dans les délais impartis à la prochaine délégation de service public Bastia-Marseille...
La direction, de son côté, semble y croire.
Les salariés, un peu moins, veut rappeler Cyril Venouil, délégué STC:

On reste dans une position de défiance. On a le sentiment que la compagnie ne s'est pas donnée les moyens d'être réellement présente sur l'ensemble des lots sur lesquels elle avait candidatée. Aujourd'hui la situation est plus qu'alarmante pour les salariés. L'achat du navire est une bonne nouvelle, mais ça aurait dû arriver bien avant. 

 
La bataille fait rage entre les compagnies maritimes qui desservent la Corse
La bataille fait rage entre les compagnies maritimes qui desservent la Corse


 

Sur le même sujet

Fête de la musique : à Bastia, trois studios de répétitions mis à disposition de groupes amateurs

Les + Lus