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Éducation : 87% des enfants de trois ans déjà scolarisés en Corse

© MAXPPP - Jean-Marc Loos
© MAXPPP - Jean-Marc Loos

L'école obligatoire dès l'âge de trois ans, la mesure a été annoncée ces jours-ci par le président de la République. Elle entrera en vigueur dès la rentrée 2019. Qu'en pensent en Corse, les parents et les enseignants ?

Par France 3 Corse ViaStella

Le président de la République l'a annoncé lui-même, l'instruction sera obligatoire non plus à partir de six ans, mais de trois ans.

Quel intérêt d'une telle annonce quand plus de 97% des enfants moins trois ans en France sont déjà scolarisés. À Bastia, les parents ont des avis partagés.

« Je pense que ça n’a pas tellement d’importance de les mettre à trois ou à six ans. Chacun fait ce qu’il veut, moi personnellement, je les ai mis à trois ans », estime une mère de famille. « Chaque enfant met du temps ou pas à s’adapter à l’école, après ils sont dans des classes peut être surchargées. Donc je ne vois pas comment ils vont pouvoir… À moins de créer des postes », continue une autre.

En Corse, 87% des enfants de trois ans sont scolarisés. Entre quatre et cinq ans, à quelques exceptions, près, tous le sont. Pour les professionnels de l'enfance, la mesure peut être utile. Mais l'état doit mettre les moyens nécessaires.


Conditions d’apprentissage


Pour eux, les écoles ne doivent pas devenir de simples garderies. « Il faut essayer de les amener à aimer l’école, et en Corse je crois que ce qui est très important, c’est de soutenir aussi le bilinguisme. C’est-à-dire que l’apprentissage de la langue corse puisse se faire dès la maternelle à partir des jeux, des chants et de la poésie », souligne Jean-Pierre Denis, psychiatre-psychanalyste.




Du côté des enseignants, il faut avant tout améliorer les conditions d'apprentissage. En maternelle, la France compte en moyenne 25,5 élèves par classe. Ce serait un des plus fort taux d'Europe.

Les fonctionnaires craignent un manque de moyens. « On ne voudrait pas qu’une nouvelle fois, on crée des dispositifs dans la précipitation en prenant des postes à droite et à gauche », indique Santa Leonetti, syndicat enseignant SNUIPP-FSU.

Le gouvernement prévoit la création de 800 postes. Mais la mesure va aussi affecter le budget de municipalités. Elles sont dans l'obligation de financer en partie l'école obligatoire qu'elle soit publique ou privé.


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