Les élus nationalistes envisagent d’appeler une nouvelle fois à la mobilisation

© Pascal Pochard-Casabianda/AFP
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Après plusieurs semaines d'espoir, le déplacement et les discours d'Emmanuel Macron n'ont pas été à la hauteur de l'attente des élus nationalistes. Seule ouverture : la possibilité d'inscrire la Corse dans la Constitution.

Par France 3 Corse ViaStella

La réaction des élus nationalistes était très attendue après le discours d’Emmanuel Macron, hier, mercredi, à Bastia. Leur réunion de crise aura duré une heure, le temps d’adopter une position commune portée par Gilles Simeoni.

« Nous allons dans le mois qui vient mobiliser l’ensemble des forces vives de cette île. Les mobiliser également autour de la révision constitutionnelle annoncée pour convaincre le président de la République que cette révision doit inclure la Corse dans son champ, de façon explicite et qu’elle doit déboucher sur un statut d’autonomie », indique-t-il.

En écoutant le chef de l’État à l’Alb’Oru, les visages sont fermés et grave. Les nationalistes n’applaudissent pas le discours. Et si Gilles Simeoni serre la main d’Emmanuel Macron, Jean-Guy Talamoni garde les bras dans le dos et fait une dernière recommandation : « Et ne pas oublier la question, nous en avons parlé, sur les prisonniers, sur le rapprochement. » Ce à quoi Emmanuel Macron répond : « Je ferai ce que j’ai dit, de manière générale. »

Un plagiat


Parmi les annonces, la seule ouverture constitutionnelle consiste à pouvoir inscrire la Corse à l’article 72. Cela ne suffit pas aux nationalistes. Quant au reste : ils dénoncent un plagiat.


« Les quelques éléments positifs, sont des vols à l’étalage pour dire les choses de façon familière, de ce que nous avons fait depuis deux ans dans les différents départements ministériels du conseil exécutif et à la présidence de l’Assemblée de Corse. On voit qu’il était très bien informé sur ce que l’on était en train de faire. En plus, il y a une récupération de ces dossiers avec une direction qui, généralement, serait donnée à la préfecture », précise Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse.

Un conseil exécutif extraordinaire se réunira ce jeudi après-midi pour déterminer les stratégies à mettre en place.


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