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Festa di u legnu : les professionnels se donnent trois ans pour relancer la filière du bois 

© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA
© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA

Le développement de la filière bois a été au cœur di a festa di u legnu de Vezzani. Il y a quelques années, 60 000 mètres cubes de bois étaient exploités et vendus en Corse. En 2017, ce chiffre atteignait seulement les 8 500 mètres cubes. 

Par France 3 Corse ViaStella

Avec 400 000 hectares, la Corse est l’île la plus boisée de Méditerranée. Mais ce potentiel est largement sous-exploité. À la fête du bois de Vezzani, un artisan venu d’Ajaccio en fait l’expérience chaque jour. 

Il va chercher le bois chez un fournisseur de matériaux en gros œuvre, mais il ne peut pas garantir à sa clientèle la provenance de sa matière première. « Je recherche des bois qui ont été coupés il y a très longtemps. Il y a de fortes chances que parmi les différentes planches qui j’arrive à trouver […] l’origine soit corse, mais la certitude je ne peux pas la donner », indique Thierry Calia, ébéniste. 

Quelques stands plus loin, un artisan travaille avec du chêne-liège, du hêtre ou du myrte. « J’emploie l’ensemble des bois que l’on trouve sur la Corse, notamment les essences sauvages, et beaucoup d’essences qui viennent de la côte méditerranéenne et du nord de l’Italie », explique-t-il. 

 
Festa di u legnu : les professionnels se donnent trois ans pour relancer la filière du bois 
Intervenants - Thierry Calia, Ebéniste ; Christian Jean, Artiste-Ebéniste ; Jean-Christophe Angelini, Conseiller exécutif, Président de l'ADEC. Equipe - Solange Graziani ; Guillaume Leonetti ; Anne-Laure Louche.
 

Seulement 800 emplois en Corse 


L’exploitation du bois en Corse induit seulement 800 emplois. En Isère, où la superficie forestière est comparable, on dénombre 10 000 postes. Dans l’île, c’est principalement le pin Laricio qui est principalement utilisé, notamment pour construire des charpentes. 

Les responsables de la collectivité unique souhaitent le labelliser afin de relancer la filière. « On a besoin que le bois soit certifié. Et en étant intégré à la commande publique, on va multiplier par X sa consommation dans la construction. C’est un élément qui est fondamental, on voit bien aujourd’hui qu’il y a de plus en plus de construction en bois, mais qui ne sont pas en bois d’ici », souligne Jean-Christophe Angelini, conseiller exécutif et président de l'ADEC. 

Si ce dispositif fonctionne, cinq à dix nouvelles scieries pourraient ouvrir leurs portes d’ici trois ans. 


 

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