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François Fillon et la Corse en quelques phrases choc

François Fillon et la Corse en quelques phrases choc
Archives : François Fillon Premier ministre, 21 septembre 2007 // Extrait "Zemmour & Naulleau", Paris Première, 14 octobre 2015 // Porto-Vecchio, 12 novembre 2016 // François Fillon, 13 Novembre 2016 - Delphine Leoni

Le candidat Les Républicains a connu une très forte progression en Corse entre les deux tours de la primaire de droite. François Fillon est contre l’amnistie des prisonniers nationalistes et s’est illustré, sur l'île, par quelques phrases chocs, notamment sur les agriculteurs.

Par France 3 Corse ViaStella

Déficit


En 2007, François Fillon est premier ministre de Nicolas Sarkozy. En visite devant des agriculteurs à Calvi, il lance : « Moi je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique. »

Moi je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique. 


Face à lui, les agriculteurs venus exprimer leurs doutes et leurs attentes ressentent du mépris. Quelques heures plus tard, François Fillon se rattrape : "Parfois, il faut utiliser des images. C'est ce que j'ai fait devant des agriculteurs qui demandaient toujours plus, toujours plus à l'Etat. Je leur ai dit que si la France était une entreprise, un ménage, elle serait en cessation de paiement", rapporte l’Obs. Mais le mal est fait, la phrase choque bien au-delà du territoire de l’île.

A quelques heures de l'arrivée de François Fillon ce 21 septembre 2007, deux attentats non revendiqués visent le Trésor public de l'Ile-Rousse et une voiture d'un gendarme à Corte, sans faire de victimes, rapporte l’Obs. "La Corse est une priorité pour la République. Il y a eu longtemps un malaise entre la République et la Corse. La Corse a fait une sorte de déprime, elle a eu le sentiment d'être abandonnée par la République à tort ou à raison", déclare alors le Premier ministre de l’époque.

La Corse a fait une sorte de déprime, elle a eu le sentiment d'être abandonnée par la République à tort ou à raison


Concernant le processus de Matignon qui donne, en 2002, plus d’autonomie à l’île, François Fillon déclare 5 ans plus tard : "J'y étais largement défavorable. Il a été mis en œuvre. Les Corses se sont prononcés sur leurs institutions et donc mon rôle n'est pas de porter un jugement sur les institutions, ce n'est pas d'en proposer des nouvelles, c'est de veiller à ce qu'elles fonctionnent."

En octobre 20015, retour des agriculteurs Corses, dans le discours de François Fillon. Il est l’invité de Zemmour et Naulleau sur Paris Première. A Eric Naulleau qui l’interpelle : « les viticulteurs veulent des subventions », François Fillon répond : « Les viticulteurs corses peut-être mais les agriculteurs que je rencontre, non. »

Peut-être que les viticulteurs corses veulent des subventions, mais les agriculteurs que je rencontre, non.


Pendant sa visite à Porto-Vecchio lors de la primaire de la droite et du centre, François Fillon s’en tient à son credo : l’Etat ne pas tout. Il ne prononce pas un mot sur la Corse.

Et c’est seulement quand on l’interroge qu’il déclare : « Je suis totalement hostile à l’amnistie, [les prisonniers] ont commis pour la plupart des crimes qui sont d’une très grande gravité, qui ne peuvent pas être amnistiés. En revanche, je suis favorable au rapprochement. »

Je suis totalement hostile à l’amnistie, [les prisonniers] ont commis pour la plupart des crimes qui sont d’une très grande gravité, qui ne peuvent pas être amnistiés


Le statut de résident, il y est « totalement hostile ». « C’est la République Française ici et donc sur le territoire il peut pas y avoir de statut de résident. »

Parmi les politiques corses, seul Camille de Rocca Serra a soutenu François Fillon pendant la campagne de primaire de la droite et du centre. Fort des 71,3% de votes qu’il a remportés dimanche sur l’île, François Fillon peut désormais compter sur les soutiens des ténors de la droite insulaire.

Dans un communiqué le député-maire Sauveur Gandolfi-Scheit lui demande d’examiner les propositions de Nicolas Sarkozy pour la Corse.

Cela suffira-t-il à rendre le candidat plus attentif aux questions concernant l’île ?

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