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Premier témoignage au procès des frères Pantalacci

Assises d'Aix : le procès des frères Pantalacci pour la tentative d'assassinat d'Yves Manunta, en novembre 2011 à Ajaccio / © DR
Assises d'Aix : le procès des frères Pantalacci pour la tentative d'assassinat d'Yves Manunta, en novembre 2011 à Ajaccio / © DR

Le procès de Marc et Dominique Pantalacci a repris lundi devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. La cour a entendu un témoin ayant croisé trois hommes sur le parking le soir de la tentative d’assassinat d'Yves Manunta, en novembre 2011 à Ajaccio. Il dit n'avoir reconnu aucun des accusés.

Par France 3 Corse ViaStella


Dans le box, les jumeaux Pantalacci nient avoir participé à cette tentative d'assassinat. Un témoin dit avoir vu le visage d'un des membres du commando, mais devant les photos présentées par les enquêteurs, il ne reconnait pas les frères Pantalacci.

"C'est un témoignage important car c'est le seul témoignage occulaire totalement objectif qui ne reconnait pas sur photo les jumeaux Pantalacci", indique Maitre Paul Sollacaro, avocat de la défense.

C’est désormais sur le seul témoignage de la fille d'Yves Manunta que repose le dossier de l'accusation. Carla Serena, 15 ans désormais, vit depuis la tentative d’assassinat sous protection policière. Elle assure avoir reconnu les frères Pantalacci, amis de son frère, pendant la fusillade : "Ma mère est paralysée aujourd’hui, mon père n’est plus là, je ne passerai pas."

D’un revers de main, Me Jean-Yves Liénard, avocat de la défense balaie la version de la jeune fille : "Il ne faut pas oublier quand même qu’elle avait 10 ans au moment des faits, qu’elle n’avait vu les frères Pantalacci que deux ans avant donc elle avait 8 ans. Ses souvenirs ont déjà deux années, que les frères Pantalacci avaient pris 10 kg lors d’une incarcération. Ils sont jumeaux. Ils avaient pour l’un une cagoule et pour l’autre un bonnet rabattu sur la tête."

La jeune fille doit être entendue par la cour, mardi 15 novembre. 

Devant les assises, les frères Pantalacci clament leur innocence
Carla Serena Manunta, fille d' Yves Manunta // Me Jean-Yves Liénard, avocat de la défense - STEFANI Marie-Françoise, Cappai-Squarcini Jennifer

La cour d'assises des Bouches-du-Rhône juge depuis le 10 novembre Marc et Dominique Pantalacci dans le cadre de la tentative d’assassinat d'Yves Manunta, un ex-dirigeant nationaliste corse à la tête d’une entreprise de sécurité, en novembre 2011 à Ajaccio.

Le 8 novembre 2011, Yves Manunta échappe à un guet-apens au volant de sa voiture. Présents à ses côtés, sa femme et sa fille de 10 ans sont également blessées. 43 impacts de balles de kalachnikov, fusil et pistolets sont relevés sur le véhicule. Yves Manunta sera tué 8 mois plus tard. 

Selon l’accusation, les jumeaux Pantalacci étaient en conflit avec Yves Manunta, notamment au sujet des affaires de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS). 

La gestion de cette entreprise de sécurité, fondée en 2000 par Antoine Nivaggioni - assassiné le 18 octobre 2010 - et Yves Manunta, avait provoqué de vives tensions entre ses deux fondateurs, Manunta reprochant à Nivaggioni et ses proches des malversations à leur profit.

Ces affaires ont valu à Francis Pantalacci - proche de Nivaggioni - deux ans de prison, dont un avec sursis, tandis qu'Yves Manunta bénéficiait d'une relaxe.

Mais l’inimitié entre les deux hommes est plus profonde. Selon les enquêteurs, Yves Manunta aurait été impliqué dans un projet d'assassinat en 2010 contre Francis Pantalacci, auquel ces deux fils auraient donc décidé de répliquer. .


Le relevé des impacts sur la voiture d'Yves Manunta, visé par une tentative d'assassinat le 8 novembre 2011 à Ajaccio (Corse du Sud) / © DR
Le relevé des impacts sur la voiture d'Yves Manunta, visé par une tentative d'assassinat le 8 novembre 2011 à Ajaccio (Corse du Sud) / © DR

Depuis, l’ex chef d’entreprise a été abattu le 9 juillet 2012 à Ajaccio. Deux hommes, décrits par l'enquête comme des proches des Pantalacci, ont été condamnés en juin dernier pour ce crime à 15 ans et 30 mois de prison.

Incarcérés depuis novembre 2011, les jumeaux Pantalacci, clament leur innocence : "Ce qui est arrivé à la famille Manutna est horrible, mais ça ne leur donne pas le droit d’envoyer des innocents en prison" a assuré Marc Pantalacci ce jeudi matin, dans le box des accusés.

Le dossier de l’accusation repose sur le témoignage de la fille d’Yves Manunta. Lors du guet-apens, elle dit avoir reconnu les frères Pantalacci, amis de son frère. Placée sous protection judiciaire depuis, la jeune fille doit témoigner le 15 novembre. 
Tentative d'assassinat d'Yves Manunta, le rappel des faits

 

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