Haute-Corse : le slow tourisme, nouveau mode de vacances pour préserver le patrimoine 

© Christian Giugliano/FTVIASTELLA
© Christian Giugliano/FTVIASTELLA

Le slow tourisme est un nouveau mode de vacances. En Haute-Corse, sept sites font actuellement l'objet d'une rénovation par un groupement européen d'arboriculture et par des vacanciers qui investissent dans la remise en état de nos châtaigneraies. La démarche vise à préserver le patrimoine. 

Par France 3 Corse ViaStella

Ils passent leur matinée dans les châtaigniers. L’objectif est de redonner de la vitalité à des arbres qui ont pour certains entre 300 et 400 ans. 
Ces volontaires sont en grande majorité des vacanciers slovaques. Ils mènent ces travaux depuis quatre ans avec leur propre argent, c’est ce qui s’appelle le « slow tourisme ». 

Maros a adhéré à ce principe après avoir vécu un heureux événement. « Quand nous avons eu notre premier enfant, nous nous sommes dit qu'est-ce que l’on va lui donner à manger. Finalement, pour les gens, il n’y a rien de plus important que de manger, boire et respirer un bon. Alors si vous mettez tout de côté, il reste seulement cela, l’essentiel. La technologie, c’est super, mais nous avons besoin de nous connecter à la nature, sinon on va droit dans le mur », explique-t-il. 
 
Haute-Corse : le slow tourisme, nouveau mode de vacances pour préserver le patrimoine
Intervenants - Maros Satanik, Exploitant agricole en Slovaquie, Adhérant du slow tourisme ; Emmanuel Barbieri, Ingénieur agricole. Equipe - Solange Graziani ; Christian Giugliano ; Ramsey Kinany.
 

L’arbre, cet être vivant


Dans ce projet de rénovation, l’arbre est respecté en tant qu’être vivant. La taille est douce pour ne pas créer de grands traumatismes. « Le but ce n’est pas de faire de l’amputation. On ne va pas couper de grandes branches vivantes. Là où il y a du vivant, on le conserve, on élimine toutes les parties chancreuses, toute la partie sèche pour améliorer toutes les conditions sanitaires de l’arbre. Et en cette période, à cette altitude, c’est la meilleure période de l’année pour la cicatrisation parce qu’il y a la remontée de sève », précise Emmanuel Barbieri, ingénieur agricole. 

Une partie des bénévoles reviendra en automne pour récolter les châtaignes et les vendre. L’argent récolté sera réinvesti pour continuer les rénovations de châtaigneraies. Des vacances intelligentes et humanistes, sans oublier pour autant la sieste et la plage l’après-midi. 




 

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