Jacqueline Gourault : Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni « poussent toujours le bouchon plus loin »

05/01/18 - Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur (C) avec le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni (D) et le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni (G) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
05/01/18 - Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur (C) avec le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni (D) et le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni (G) / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Invitée, ce jeudi matin au micro de la matinale d’RTL, Jacqueline Gourault a tenu à répondre aux élus nationalistes qui se disent « humiliés ». Elle évoque un « mot déplacé » et des représentants de la collectivité de Corse qui « poussent toujours le bouchon plus loin ».

Par Audrey Altimare

Ce jeudi matin, au micro d’RTL, Madame Corse est ferme. Ses propos à l’encontre de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni le sont tout autant. « Quand on ne va pas exactement sur leurs propositions, ils considèrent que ce n’est pas normal », indique-t-elle, faisant référence à la rencontre entre le président de la République et les représentants de la collectivité de Corse qui s’est tenue mardi soir à l'Assemblée de Corse.

Elle estime que les élus nationalistes « poussent toujours le bouchon plus loin ». Et lorsqu’il est question de « l’humiliation » ressentie par les représentants de la majorité territoriale après le discours d’Emmanuel Macron à Bastia, Madame Corse pointe du doigt un « mot déplacé ». « Je ne pense pas que l’on puisse utiliser ce mot quand on a passé deux heures à la collectivité de Corse, dans le bureau du président de l’exécutif », précise-t-elle.

« Faux pas »


Quant au déjeuner à la préfecture de Bastia boudé par les élus nationaliste, Jacqueline Gourault évoque un « faux pas », un geste « pas très républicain ».



Durant la visite d’Emmanuel Macron dans l’île, les relations entre le gouvernement et les représentants de la collectivité de Corse se sont crispées au fil des heures. Le président de la République n’a fait aucune concession quant aux demandes de la majorité territoriale qui évoque une « occasion manquée ». Lors de son discours à l’Alb’Oru hier, mercredi, Emmanuel Macron s’est simplement dit « favorable » à l’entrée de la Corse dans la Constitution.


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