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Le FLNC du 22 octobre met en garde contre la menace islamiste en Corse

Le FLNC du 22 octobre met en garde contre la menace islamiste en Corse

Dans un communiqué de cinq pages remis mercredi 27 juillet à nos confrères de Corse-Matin qui l’ont authentifié, le groupe clandestin réagit à la situation internationale et envoie un message aux musulmans de Corse, aux islamistes radicaux et à l’Etat

Par S. Tieri / France 3 Corse ViaStella

Le FLNC du 22 octobre appelle le peuple corse à la « vigilance et au calme face à la barbarie ». Dans un communiqué de cinq pages remis à nos confrères de Corse-Matin qui l’ont authentifié, le mouvement clandestin dit sa « compassion » pour les victimes des villes ciblées en France et à l’étranger.

Le FLNC envoie un triple message aux musulmans de Corse (dont le nombre est estimé à 50 000 personnes), aux islamistes radicaux et à l’Etat.
Le groupe rappelle le « principe de communauté de destin » qui « aujourd’hui plus que jamais n’est pas un vain mot ».

Il demande aux musulmans de Corse « si cela s’avère nécessaire » de « résister avec nous pour vaincre les fanatismes islamistes». Le FLNC précise, « il ne s’agit pas de renier votre religion », mais de « prendre position contre l’islam radical » en signalant les dérives constatées.

Mise en garde aux islamistes radicaux de Corse

Evoquant une « radicalisation croissante dans le Sud de la Corse » , reprenant les événements des jardins de l’Empereur « orchestrés par quelques pseudos penseurs malfaisants » , le FLNC y voit la volonté Salafiste « de mettre en place chez nous la politique de Daesh ».

Le groupe prévient que toute attaque contre notre peuple fera l’objet « d’une réponse déterminée sans état d’âme ».

Le FLNC affirme avoir permis «de déjouer un attentat sur notre territoire au mois de juin contre un lieu fréquenté», évoquant ainsi sans les nommer les menaces visant la discothèque Via Notte à Porto-Vecchio. Un projet d’attentat qui n’a jamais existé selon les autorités judiciaires insulaires.

La responsabilité de l’Etat

Le FLNC fustige la responsabilité de l’Etat français et « sa propension à intervenir militairement et à donner des leçons de démocratie ».

Les clandestins estiment que « si un drame devait se produire en Corse l’Etat français aurait alors une part importante de responsabilité car il connait les Salafistes en Corse ».

FLNC 22/10, communiqué du mercredi 27 juillet. / © France 3 Corse
FLNC 22/10, communiqué du mercredi 27 juillet. / © France 3 Corse


Le groupe qui avait annoncé au cours d’une conférence de presse en mai dernier un processus de démilitarisation précise que cela n’est en rien synonyme « de se murer dans le silence, ne pas réagir à la situation internationale ».

Le groupe, qui refuse toute dérive raciale ou xénophobe, précise que "ceux qui chez nous se sentent des affinités avec des partis ou associations d'extrême droite se trompent de combat"

Le FLNC du 22 octobre dit avoir envoyé son communiqué au Responsable du Culte Musulman de Corse et à Gilles Simeoni, le président de l’exécutif de Corse.

Ce dernier organise ce jeudi 28 juillet avec Jean-Guy Talamoni un débat à l’Assemblée de Corse sur la « sécurité publique et intégrisme islamiste en Corse » avec une proposition de résolution. 





Au delà des analyses politiques, il convient de s'interroger aussi sur la portée que pourrait avoir ce texte, ses conséquences sur l'île et au-delà des frontières insulaires dans un contexte plus que jamais tendu. 

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