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Les grandes réformes du parc naturel régional de Corse pour retrouver son label

Les grandes réformes du parc naturel régional de Corse pour retrouver son label
Dossier : Marie-France GIULIANI, Sylvie Wolinsky

Depuis 2011, le parc naturel régional de Corse ne dispose plus de label, aucune charte n'ayant dépassé le seuil de la réflexion. Pour retrouver ce label d'ici 2018, les dirigeants actuels envisagent des changements et beaucoup d'économies. 

Par avec Marie-France Giuliani

En automne, des randonneurs empruntent toujours le GR20. Le succès des sentiers de randonnée n'y fait rien : le parc est en difficulté financière et organisationnelle.

500 000€ sous conditions

Pour le sauver, la Collectivité territoriale va lui accorder en octobre, dans son budget supplémentaire, 500 000 euros. « En terme de fonctionnement, la collectivité assurera comme elle doit le faire son soutien au parc. Mais en échange, nous aurons un certain nombre d’exigences réelles de rationalisation et de meilleur fonctionnement du parc », explique Agnès Simonpietri, présidente de l'Office de l'Environnement de la Corse, évoquant notamment la gestion du personnel et des voitures.

Par économie, certaines opérations sont annulées, comme celle du décomptage des cerfs, qui nécessitait auparavant 20 agents. Les dépenses doivent être réduites de 35 à 40%... Le parc compte 130 salariés, deux à trois fois plus que n'importe lequel des 50 autres parcs régionaux.
Tous les dirigeants actuels parlent d'héritage, de mauvaise gestion passée. Un désordre, sur lequel les services de l'Etat ont fermé les yeux apparemment.

30 à 40 % d'économies

"Beaucoup de choses n’allaient pas, témoigne Jacques Costa, président du Parc Naturel Régional de Corse à propos de la situation avant son arrivée. Il y avait une accumulation de factures et d’impayés qu’on a dû régler. Avec en surprise : un emprunt de 500 000 euros qui avait été contracté en 2012 et sans qu’il n’y ait eu d’investissements. Il est passé on se demande bien comment"

Les dirigeants du parc tentent de remobiliser les chefs de service, un nouvel organigramme doit être présenté. C'est à l'écologue Marie-Luce Castelli, qui est détachée de l'office de l'environnement d'orchestrer cette réorganisation et redéfinir les missions, à travers la prochaine charte. « Nous allons nous cibler sur la montagne corse, souligne-t-elle, avec un focus spécifique sur les métiers liés à la montagne et aux sentiers de grande randonnée. Et surtout la revitalisation du rural avec une réappropriation de l’image du parc par les communes, par les citoyens et par les acteurs du territoire. »

Viser la montagne

L'archéologie, l'extension à 230 communes, comme les avait imaginés l'ancien président sont donc abandonnées. L'installation en revanche dans de nouveaux locaux, à Corte tel qu'il l'avait décidé, sera elle effective bientôt. Cela va coûter 80 000 euros par an. Paradoxal en période d'économie, mais nécessaire vu la vétusté di a casa pastureccia de Riventosa.

 

Une autre réorganisation indispensable, avait été mise en sommeil : améliorer l'accueil dans les  refuges et arrêter les contrats de location avec les gardiens. Objectif : se diriger vers une délégation de service public et un cahier des charges auquel tout le monde sera tenu. Contrôler les nuitées encaissées et les produits vendus ne sera pas chose aisée.

Plus de contrôles

L'Etat, l'Europe et la collectivité territoriale sont prêts à cofinancer pour 10 millions d'euros la restauration des douze refuges. Mais avant tout, il faut clarifier leur statut juridique : certains appartiennent au parc, d'autres aux communes. La reconquête du "label parc" depuis 2011 a vraiment été ponctuée de péripéties et de surprises. La nouvelle charte du PNRC, en gestation depuis des années, devrait être validée avant le début 2018.

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