Lutte contre la précarité : des associations espèrent voir naître une solution politique

© Alexandre MARCHI / MAXPPP
© Alexandre MARCHI / MAXPPP

Les périodes électorales étant l'occasion d'interpeler les élus et candidats sur les dossiers urgents, la CLE, Coordination Associative de lutte contre l'exclusion, avait envoyé un questionnaire aux sept listes à ce sujet.

Par France 3 Corse ViaStella

François Pernin, président de la CLE (Coordination associative de Lutte contre l’Exclusion), se félicite de la volonté politique affichée de six candidats qui s’engagent sur le front de la précarité. Un chantier où, selon lui, tout est à écrire. « Si on ne s’occupe pas de la pauvreté, c’est la pauvreté qui va s’occuper de nous. Le problème est suffisamment explosif pour que si on ne s’en occupe pas, de toute façon, il va exploser sur la table.

Et la maturité de nos hommes politiques actuellement fait que, réellement, la pauvreté sur la table est un problème à traiter. On est un petit peu tous 
démunis devant cela », indique-t-il.

Pour lui, il faut continuer à écrire la politique définie par les différentes mandatures en matière de précarité. Mais écrire une politique quand un Corse sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté cela représente bien plus qu’un chantier.

Lutte contre la précarité : des associations espèrent voir naître une solution politique
Intervenants : François Pernin Président de la Coordination de lutte contre l'Exclusion) ; Chaib El Ghazi. Reportage : CRISTIANI Marie ; RENUCCI Marc-Antoine ; MORDIN Anastasia.

« Je n’ai pas les moyens »


Cohésion sociale défaillante, perte de repères essentiels, solitude cette série de facteurs finit par isoler l’individu et cela même quand il travaille. « Je travaille et je suis à la rue. Ça bloque avec les agences pour trouver un logement parce qu’ils demandent deux mois de caution et moi je n’ai pas les moyens », explique Chaib El Ghazi. 

Chaib El Ghazi a un CDI dans une entreprise de nettoyage, pourtant il est obligé d’alterner entre la Croix Rouge et la rue. Pour d’autres, comme Pierre, ancien ouvrier du bâtiment, c’est la solitude qui est aujourd’hui la plus lourde à porter. « Je me promène. Je vais dans un petit coin pour rester un peu au chaud, de temps en temps je me bois un café. Et après je me promène. On se fait un peu d’amis mais pas beaucoup, déjà parce qu’il faut connaître et après il faut essayer de comprendre », livre-t-il.

Aller au-delà du charitable en impliquant tous les acteurs, publics et privés, mais en tout premier lieu les précaires eux-mêmes, c’est cette petite révolution qui est demandée aux politiques.


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