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Ouverture à Paris du procès de 8 militants nationalistes corses

© AMLeccia
© AMLeccia

Le procès qui s'ouvre ce lundi 11 juin à Paris concerne huit personnes accusées d'attentats commis contre des résidences secondaires en 2012. Parmi eux Pierre Paoli, membre du bureau exécutif de Corsica Libera. Tous comparaissent libres.

Par Céline Serrano

C'est l'un des derniers grand procès nationaliste qui va se dérouler devant la cour d'assise spéciale de Paris.

Les deux séries d'attentats de mai et décembre 2012 qui avaient endommagé ou détruit des résidences secondaires aux quatre coins de l'île, sans faire de victimes, avaient été revendiqué par le FLNC Union des combattants au nom de la lutte contre la spéculation foncière.

Depuis le FLNC a déposé les armes, et les nationalistes ont été élus à la tête de la Collectivité de Corse.

Elus et militants attendent de ce procès qu'il marque une volonté partagée d'apaisement.


Fin mai, Jean-Guy Talamoni a fait voter une motion à l'Assemblée de Corse pour que "les jugements des procès à venir contre des militants nationalistes corses participent de la volonté d'apaisement manifestée par la société et les élus de la Corse". "Ces procès concernent des faits relatifs à une période révolue et constituent de ce fait une forme d'anachronisme", selon cette motion.

Le compte rendu de cette première journée
Premier jour du procès nationaliste
Intervenant : Me Emmanuel MERCINIER-PANTALACCI, Avocat de Pierre Paoli - France 3 CorseViaStella - Anne-Marie Leccia et Flora Battesti


L'association de soutien aux prisonniers nationalistes corses, Sulidarità, a appelé sur Twitter à une "mobilisation" des Corses pendant le procès. "Etant donné le contexte politique plus favorable que jamais à la construction d'une solution politique, il est impensable pour nous que ce procès se solde par de nouvelles condamnations, voire de nouvelles incarcérations", écrit l'association.

Les huit accusés seront jugés par une cour d'assises spéciale compétente pour les affaires de terrorisme et uniquement composée de magistrats et non de jurés populaires.

La plupart comparaissent pour participation à une association de malfaiteurs à visée terroriste, fabrication d'engin explosif, détention illégale d'arme et dégradation.

Pierre Paoli, aujourd'hui âgé de 65 ans, sera jugé pour "direction ou organisation d'une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime".

Retour en image sur les faits : 
Retour sur les affaires qui seront jugées à partir du 11 juin

Le verdict devrait être rendu le 22 juin, au dernier jour du procès.



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