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Paillotes, villas : la plage du Petit Capo de nouveau dans l'oeil du cyclone

ILLUSTRATION - Capo di Feno, au nord d'Ajaccio / © Ken-Charles Moreau / Facebook
ILLUSTRATION - Capo di Feno, au nord d'Ajaccio / © Ken-Charles Moreau / Facebook

Un établissement condamné à fermer pour la troisième fois.
Une mission municipale pour régulariser une situation foncière et urbanistique complètement hors la loi...
La plage du Petit Capo au nord d'Ajaccio pose de nouveau question.
 

Par Jean-André Marchiani

Pas de camping-car, mais des maisons oui, et surtout illégales.

Dans la petite crique de Capo di Feno elles sont même construites sur des terrains municipaux.
Tout cela s'est fait avec l'accord tacite, ou l'impuissance, des différentes municipalités depuis les années 60
Aucun habitant n'a voulu, ce jour-là, nous parler face caméra de la mission qui vient d'être lancée par la mairie pour régulariser cette situation.
Sur la plage, certains promeneurs ajacciens ont été plus directs.

"Ce lieu fait partie des plus beaux endroits de Corse, qu'il faut préserver, et donc je suis convaincue qu'il faudrait faire en sorte que ces constructions disparaissent au profit de la beauté de notre île" nous confie Barbara, derrière ses lunettes de soleil.

Mais ce sera compliqué.

Tous les dix ans, il est question de trouver une solution à l'un des lotissements non inscrit au cadastre, à ces "cabanons" de 60 m2 maximum autorisés au départ, et devenus pour certains des villas cossues sur 2 niveaux.

 



Ni eau, ni électricité collective, chacun a son système "D".
En 1998 même le secrétaire général de la préfecture sous Bonnet et malgré deux mises sous scellés avec force de l'ordre, n'avait pas fait évolué la situation d'un pouce.
En 2009, nouvelle tentative infructueuse.
D'ailleurs, l'idée que rien ne peut changer ici est tenace.

"Moi ça ne me gêne pas trop. Après il faut pas qu'il y en ait plus, il faut pas que ça devienne comme l'Espagne ou comme certains autres endroits du globe qui sont très bétonnés. Mais quelques maisons moi ça ne me gêne pas." relativise Robert, un habitant en promenade ce jour là.

Quant à la paillote rénovée en 2014, le conseil d'Etat a contraint son propriétaire, par décision du 19 mars, à remettre les lieux en état.

C'est à dire à quitter le domaine public.


 

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