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Paris rend hommage aux résistants Jean-Dominique et Marie Ferrandi

La ville de Paris a rendu hommage à un couple de résistants. Jean Dominique et Marie Ferrandi, originaires de Cuttoli Cortichiato et Peri, se sont illustrés durant la Seconde Guerre mondiale. Une plaque en leur mémoire a été apposée dans le 13ème arrondissement de la capitale.

Par France 3 Corse ViaStella

Dans la cour de l’école Damesme, dans le 13ème arrondissement de Paris, le 12 janvier dernier, est un jour pas comme les autres pour les enfants de l’école. Il s’agit de rendre hommage à Jean-Dominique Ferrandi, instituteur à l’école entre 1934 et 1942, ainsi qu’à son épouse Marie.

C’est dans cet établissement qu’un soir d’octobre 1942 la police vient arrêter Jean-Dominique Ferrandi. Il est résistant communiste et membre de la direction du 13ème. Ses deux filles sont scolarisées dans l’école, l’aînée, Jeannette, se souvient. « Chers enfants, j’avais le même âge que vous quand j’ai connu la guerre. Figurez-vous que j’étais à l’école ici et mon père était dans une de ces classes.

Figurez-vous que quand les policiers sont venus chercher mon père, moi je ne le savais pas. J’étais en classe et je ne savais pas qu’ils venaient chercher mon père qui s’est échappé du portail vert que vous voyez en bas
», livre-t-elle.

Élève brillant


Jean-Dominique Ferrandi est originaire de Cuttoli Cortichiato. Il est l’aîné d’une famille de neuf enfants et s’occupe de la fratrie comme un second père. Le sien a été gazé durant la guerre de 14-18. Brillant, il devient à 17 ans le plus jeune instituteur de France. Il exerce, entre autres, à l’école de Peri qui porte son nom depuis 2007.

C’est de ce village qu’est originaire son épouse Marie et où naît Jeannette. En 1930, il est nommé à Paris où son militantisme syndical puis politique monte en puissance. Après son évasion de l’école en 1942, il entre en clandestinité. À son tour, Marie devient agent de liaison pour la Résistance. Le couple cache ses deux filles à la campagne.



« Garder la paix »


Jean-Dominique Ferrandi appartient aux francs-tireurs et partisans, il devient Etat-Major des FFI et membre du comité parisien de la Libération. Il meurt le 26 août 1944 après avoir reçu une balle dans la nuque sur les barricades la veille, jour de la Libération de Paris. Il avait 41 ans.

La famille attendait cette reconnaissance depuis des années. Tout le monde en avait besoin. « C’est un aboutissement. D’ailleurs, c’est la perspective de cette inauguration qui a fait en sort que ma mère, qui a eu un AVC à Pâques 2017 se soit remise de cet AVC. Ça a été un des moteurs essentiels du fait qu’elle est restée en vie »,  explique Thérèse, petite fille de Jean-Dominique et Marie Ferrandi. 

« Je suis heureuse et surtout soulagée d’avoir pu parler et exprimer aux enfants qu’il fallait garder la paix », explique Jeannette Ferrandi.
La paix, ils sont des millions à en avoir payé le prix. Jean-Dominique Ferrandi a écrit le 21 avril 1942 : « Le chevalier était courageux, brave et désintéressé ».

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