"Il n'y aura pas de huitième groupe. Il n'aurait pas été possible de s'entendre politiquement avec les trois nationalistes corses", dont la présence était nécessaire pour arriver au seuil des 15 députés, a indiqué Olivier Falorni aux journalistes à l'Assemblée.

Les tractations allaient bon train depuis la semaine dernière, entre les élus nationalistes et d’autres députés ultra-marins ou régionalistes notamment. Mais le compte n'y est pas. 

"Sur la proposition politique qui était la nôtre, sur les valeurs, sur le fait de prendre en compte les territoires en terme d'adaptation des lois, des réglements et d'inscription de la Constitution, il n'y a pas eu de refus politique, bien au contraire", selon Jean-Félix Acquaviva, député de la 2e circonscription de Haute-Corse. 

Tout comme Olivier Falorni, les trois députés corses vont donc siéger parmi les non-inscrits. "Aujourd'hui à Paris. Il n'y aura pas de groupe... mais nous « sommes dans la place! »", a tweeté en corse, le conseiller exécutif Jean Christophe Angelini.  

"Nous allons nous inscrire dans la durée en démontrant d'ores et déjà que nous ne sommes pas comme certains avaient pu le dire "isolés", mais qu'au contraire, dès aujourd'hui, nous pouvons compter au sein de l'Assemblée nationale sur de nombreux relais", a ajouté Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse. 

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Avant d'entrer dans l'Assemblée, rue de l'Université, Michel Castellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani, entourés d'une délégation de sympathisants, ont posé avec des drapeaux corses et chanté l'hymne corse.

"C'est un moment historique pour nous", a déclaré Paul-André Colombani avant de procéder avec ses confrères députés - dont Jean-Jacques Ferara - à l'élection du président de l'Assemblée. Le député LR de Corse du Sud brigue la présidence de la commission défense nationale. 

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