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Grève contre la loi Blanquer ce mardi dans les écoles primaires de Corse

L'école de Vescovato accueille 88 élèves. Pour sa directrice, il serait "illogique" de confier la responsabilité d'une école au principal adjoint du collège voisin. / © France 3 Via Stella
L'école de Vescovato accueille 88 élèves. Pour sa directrice, il serait "illogique" de confier la responsabilité d'une école au principal adjoint du collège voisin. / © France 3 Via Stella

De nombreux enseignants d'écoles primaires seront en grève mardi 19 mars en Corse et dans toute la France. Ils s'inquiètent du regroupement des petites écoles rurales avec le collège le plus proche, prévu par la loi Blanquer "pour une école de la confiance".

Par France 3 Via Stella

La disparition des petites écoles rurales, c'est ce que craignent les directeurs d'écoles et les enseignants. Mardi 19 mars, les syndicats ont appelé à une grêve interprofessionnelle dans toute la France pour protester contre la loi Blanquer "pour une école de la confiance" qui a été examinée par l'Assemblée nationale.

En cause, une mesure qui permettrait de créer des "établissements publics des savoirs fondamentaux", regroupant les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles. C'est le principal d'un collège, secondé par un adjoint, qui dirigerait ces écoles.

En tant que directrice de l'école de Vescovato, Letizia Baldi a 88 élèves sous sa responsabilité. Elle fait quotidiennement le lien entre les parents et l'établissement scolaire. Pour elle, remplacer un directeur d'école par un principal de collège ou son adjoint est illogique.


Quand un enfant tombe, se fait mal au front ou au nez, les modalités à suivre sont d'appeler les parents et les pompiers. Comment ça se passerait alors, si la responsabilité était au principal adjoint ? Il faut d'abord le contacter, donc il y a ce temps d'écoulé. La famille ne sera pas prévenue tout de suite.

Des postes de directeurs d'école seraient alors supprimés. Un acteur central du bon fonctionnement d'une école pour Fabien Mineo, du syndicat  SNUipp-FSU.

Le directeur d'école, c'est le chef d'orchestre, c'est lui qui motive, qui anime, qui joue parfois le psychologue, donc avoir devant nous la disparition de la clé de voûte d'une école, ce n'est pas envisageable.


Selon le directeur académique de la Haute-Corse, Christian Mendive, cet aspect de la réforme n'est pas obligatoire. Seules les communautés de communes pourraient prendre cette responsabilité.

On a absolument pas de projet en Corse pour l'instant. On est sur le début d'un projet qui a été expérimenté sur le territoire national de manière extrêmement sporadique, qui a effectivement été examiné par le Parlement. 


Selon le principal syndicat du primaire, quatre enseignants sur dix ont indiqué qu'ils n'assuraient pas leurs cours, ce mardi en France. Ces derniers sont d'ailleurs conviés à une nouvelle mobilisation et manifestation nationale, le 30 mars.
 

 

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