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Quatre ans après l’assassinat de Jean Leccia, ses proches réclament de nouvelles investigations

© Émilie Arraudeau/FTVIASTELLA
© Émilie Arraudeau/FTVIASTELLA

Quatre ans après l'assassinat de Jean Leccia, une partie de sa famille s'est rassemblée ce vendredi matin devant l'ancien Conseil général de Haute Corse. Il était alors directeur général des services du département. Tous réclament de nouvelles recherches dans une enquête qui semble au point mort.

Par France 3 Corse ViaStella

Une minute de silence pour dire leur peine, mais aussi réclamer justice pour Jean Leccia. Ce vendredi matin, les personnels du conseil départemental de la Haute-Corse ont rendu hommage au directeur général des services, assassiné il y a quatre ans.

Une minute de silence est observée lors du rassemblement en la mémoire de Jean Leccia / © Émilie Arraudeau/FTVIASTELLA
Une minute de silence est observée lors du rassemblement en la mémoire de Jean Leccia / © Émilie Arraudeau/FTVIASTELLA


Un crime toujours non élucidé. « On ne sait pas s’il y a une enquête ou pas. On a aucune info et on est en attente de réponses. Depuis quatre ans, on n’a eu aucun élément, jamais. On demande à ce que la justice fasse son boulot », déclare Cyril Chiaverini, Délégué FO de l'ancien Conseil départemental de Haute-Corse.

Le 23 mars 2014, Jean Leccia circule en voiture à Aleria lorsqu'il est mortellement atteint par une rafale d'arme automatique. Dans ce dossier, confié à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, de nombreuses pistes ont été étudiées, mais aucune n'a abouti.

Opposition


Les parties civiles mettent en cause le travail des multiples enquêteurs. « Dans le cadre de cette enquête, il y a eu, c’est une certitude, une opposition entre la police judiciaire qui orientait l’enquête dans un sens et la gendarmerie qui orientait l’enquête dans un autre sens. Et cela a fortement nuit à l’instruction de ce dossier », indique Éric Barbolosi, avocat de la partie civile.



De nouvelles investigations ont donc été demandées à la JIRS sur ces interférences dans l'instruction. Mais aussi sur les finances de San-Gavino-di-Fiumorbu, le village de Jean Leccia. « Il faut chercher l’origine de cet assassinat dans le contexte de ce qu’il s’est passé au niveau de la plaine orientale, de la mairie de San-Gavino et des liens qui peuvent avoir certains élus avec certaines personnes, et certains gendarmes également », continue l’avocat de la partie civile.

À ce jour, ces demandes n'ont pas suscité de retour de la justice. Les parties civiles envisagent de relancer de magistrat instructeur.


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