Primaire de la gauche : qui soutient qui en Corse ?

Primaire de la gauche : qui soutient qui en Corse ?
Intervenants : Emmanuelle de Gentili 1ère Secrétaire Fédérale du Parti socialiste (PS) de Haute Corse // Anthony Alessandrini, Président Parti Radical de Gauche (PRG) Haute Corse - LECCIA Anne-Marie // Giugliano Christian

C’est au tour de la gauche d’organiser sa primaire ouverte après celle de la droite et du centre au mois de novembre dernier. Elle aura lieu les 22 et 29 janvier prochains. Tour d’horizon en Corse des soutiens aux 7 candidats en lice. 

Par P.N. pour France 3 Corse

Ils seront finalement sept sur la ligne de départ. Deux candidats ayant été recalés par la Haute Autorité des primaires citoyennes, faute de parrainages nécessaires suffisants.

Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, François de Rugy, Jean-Luc Benhamias, Sylvia Pinel et Vincent Peillon sont en campagne depuis plusieurs semaines.

Un éventail large qui va des socialistes aux écologistes en passant par les démocrates et radicaux du PRG. Il s’agit de la deuxième primaire pour la gauche. Elle fait suite à celle de 2011 où François Hollande était arrivé en tête en Corse et sur le plan national.

Les élus corses se rangent derrière Valls et Pinel


A 15 jours du scrutin, la campagne peine à se lancer en Corse. Les différents élus insulaires se positionnent sur leur favori.

Manuel Valls, l’ex premier ministre, peut compter notamment sur le soutien de François Orlandi, le président du conseil départemental de Haute-Corse et d’Emmanuelle de Gentili, première secrétaire du PS de Haute-Corse et première adjointe de la ville de Bastia. De même pour Vincent Carlotti, le leader de la gauche autonomiste.

Pour ses soutiens le bilan de la mandature est plutôt satisfaisant mais les propositions pour la Corse méritent d'être affinées par l'ancien premier ministre. 

Du côté du PRG, malgré les tensions internes au parti en Haute-Corse, Anthony Alessandrini, le président de la fédération de Haute-Corse et maire d’Antisanti, et Jean Zuccarelli se rallient derrière la candidature de Sylvia Pinel.

Ce n'est pas le cas du député Paul Giacobbi, qui soutient Emmanuel Macron. "Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie", explique-t-il dans un communiqué. 

"Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre fiscal favorable à l’investissement des entreprises. La Corse sera une étape importante de sa campagne. J’ai eu l’occasion de m’entretenir, à plusieurs reprises, avec lui des défis qui attendent notre île", conclut Paul Giacobbi

Les autres choix 


Quant à François Tatti et son mouvement, le MCD, ils ne se prononcent pas pour la primaire et choisiront leur candidat à la suite de leur assemblée générale. Elle aura lieu le 4 février prochain. On sait d’ores et déjà que Julien Morganti soutiendra la candidature d’Emmanuel Macron.
L’ex ministre de l’économie et chef de file du nouveau mouvement « En marche » est candidat hors primaire comme Jean-Luc Mélenchon, le député européen.
Jean-Charles Orsucci, le maire de Bonifacio, sera lui aussi un soutien majeur de Macron en Corse-du-Sud tout comme Pierre Ghionga, le conseiller général du canton de Corte, qui lui a accordé son parrainage.

Contactée, la conseillère territoriale Maria Guidicelli, n’a toujours pas fait son choix.
« Manuel Valls restera le ministre du 49.3 » a-t-elle précisé, dénoncant cette methode de gouvernance. Sa préférence pourrait s’orienter vers Arnaud Montebourg. 

Pour l’instant, seul Jean-Luc Benhamias s’est déplacé en Corse. Il bénéficie cependant de très peu de soutiens dans l'île. Pas de visites prévues pour le moment par les autres candidats dans un calendrier très serré.
Jean Luc Bennahmias, seul candidat à la primaire socialiste à s'être rendu en Corse


Modalités de vote :

La primaire de la gauche qui élira le représentant de la « Belle alliance populaire » aux élections présidentielles se tiendra les 22 et 29 janvier prochains.
Pour voter, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales, de s’acquitter de la somme d’un euro et de ratifier la charte des valeurs de la gauche.

Dans l’île, 49 bureaux de vote seront ouverts, 27 en Haute-Corse et 22 en Corse-du-Sud. Un site internet sera mis en place pour que chaque électeur connaisse son bureau de vote. Il sera possible de s’y rendre entre 8 heures et 18 heures.

Pour rappel, à la primaire de la droite et du centre, 63 bureaux de vote avaient été ouvert et plus de 22.000 électeurs s’y étaient présentés. A noter qu’en 2011, la primaire de la gauche avait rassemblé environ 9.900 électeurs en Corse.

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