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Quelle est la situation des établissements pénitentiaires corses ? 

© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP
© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

Le secrétaire général du syndicat Force Ouvrière pénitentiaire en visite dans les établissements de Corse. Emmanuel Baudin a visité ce mardi matin la maison d'arrêt d'Ajaccio ou les syndicats dénoncent depuis des années de mauvaises conditions de travail et de détention.

Par France 3 Corse ViaStella

Après une matinée de visite de la maison d'arrêt d'Ajaccio, le constat est sans appel pour le secrétaire général Force Ouvrière (FO) pénitentiaire. 

« Il faut reconstruire d’urgence une nouvelle prison sur Ajaccio. Parce que cet établissement ne répond plus aux normes de sécurité d’aujourd’hui. Cette prison ne répond plus à la population pénale qu’on a à gérer aujourd’hui. Il faut recréer un établissement pénitentiaire plus grand, il faut un minimum de 200 places pour pouvoir gérer au mieux la population pénale », indique Emmanuel Baudin.

 
Quelle est la situation des établissements pénitentiaires en Corse ? 
Intervenants - Emmanuel Baudin, Secrétaire général F.O. Pénitentiaire ; Raphael Barralini, Délégué régional F.O. Pénitentiaire. Equipe - Pierre Simonpoli ; Thierry Guespin ; Frédérique Barbolosi ; Wendy Martini.
 

70 détenus pour 53 places


La maison d'arrêt d’Ajaccio a été construite à la fin du XIXe siècle et compte environ 70 détenus pour 53 places. Au fil des décennies, plusieurs projets de construction d'un nouvel établissement ont été étudiés, mais aucun n'a abouti.

Selon le syndicat ça n'est toujours pas à l'ordre du jour. Pas même dans le plan prison, présenté en Conseil des ministres le mois dernier, qui prévoit la création de 7 000 places supplémentaires en France. « J’ai bien peur que, malheureusement, la Corse soit oubliée et passe à la trappe. On va devoir encore gérer avec cet établissement qui met en insécurité les personnels et les détenus », reprend Emmanuel Baudin. 

Emmanuel Baudin visitera aussi le centre pénitentiaire de Borgo jeudi 4 octobre. En janvier dernier, en plein mouvement de grève national deux surveillants avaient été agressés par un détenu présenté comme radicalisé. Les syndicats demandaient alors des aménagements. « Il y a eu une demande de passe menottes, il y a eu des demandes des personnels qui souhaitaient que les bâtiments soient sous vidéo-surveillance. Aujourd’hui on est toujours dans la même position. On est toujours dans une position d’attente », précise Raphael Barralini, délégué régional FO Pénitentiaire. 
  
Le secrétaire général de Force Ouvrière se rendra demain au centre pénitentiaire de Casabianda.


 

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