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Casabianda : un rassemblement de soutien à Pierre Alessandri et Alain Ferrandi s'est tenu ce matin devant la prison

Quelques 300 manifestants se sont réunis à l'appel des familles devant les portes du centre de détention de Casabianda / © Anne-Marie Leccia
Quelques 300 manifestants se sont réunis à l'appel des familles devant les portes du centre de détention de Casabianda / © Anne-Marie Leccia

Plus de 300 manifestants se sont rassemblés devant le centre pénitentiaire de Casabianda, ce dimanche 14 juillet, à partir de 10h. Ils contestent le non-transfert de Pierre Alessandri et d'Alain Ferrandi, incarcerés sur le continent pour l'assassinat du préfet Érignac, dans une prison en Corse.

Par Axelle Bouschon


Un rassemblement a pris place ce dimanche 14 juillet, à partir de 10h, devant les portes du pénitencier de Casabianda.

Plus de 300 manifestants se sont réunis à l'appel de l'Ora di u ritornu et de la Ligue des droits de l'homme, section Corse, autour des proches de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi.

Des manifestants qui demandent le rapprochement des deux hommes, incarcérés sur le Continent pour l'assassinat du préfet Erignac le 6 février 1998, sur le centre de détention de Casabianda.

Parmi les mobilisés, des responsables militants, des nationalistes, mais aussi beaucoup de jeunes.

José Versini, ex- membre du "commando Erignac" était également présent. Il avait été condamné en 2003 par la cour d'assises spéciale de Paris à 15 ans de réclusion pour complicité dans l'assassinat de Claude Érignac. Il a été libéré en 2008 de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse).
 
José Versini a pris part au rassemblement / © Anne-marie Leccia
José Versini a pris part au rassemblement / © Anne-marie Leccia
 

Rapprochement en Corse


Les deux détenus ont été condamnés à perpetuité, mais sont conditionnables.

Pourtant, toutes les demandes de rapprochement ont été refusées. Et ce, affirment les familles des deux hommes, en dépit des rapports "favorables" de l'administration pénitenciaire, des psychologues, et du centre national d'évaluation des détenus de Fresnes.

Le responsable pour les familles de ce blocage, c'est l'Etat. Un "déni de justice" pour  l'Ora di u ritornu, et une situation qui désole les proches des détenus :

"On se pose la question : jusqu'à quand ? Jusqu'où ? Combien de temps ? Et ça c'est invivable, c'est une torture morale."


Les familles ont fait état ce matin du soutien de l'Assemblée de Corse, reçu le 27 juin dernier. Une motion a été signé par tous les groupes politiques de l'Assemblée : nationalistes, gauche et droite, tous confondus pour demander le rapprochement de Pierre Alessandri et d'Alain Ferrandi.

Un message politique resté pour l'instant sans réponse de l'Etat. 

Dans un communiqué publié peu après le vote de la motion par l'Assemblée, l'Ora di u ritornu et la LDH Corse invitaient les Corses à venir nombreux "apporter leur soutien" et "manifester leur indignation".
 

 

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