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Santé : la Maison du Bonheur risque de fermer ses portes

La maison du bonheur, structure qui héberge des familles de personnes hospitalisée, pourrait fermer. Elle a été classée en résidence hôtelière. / © Fournigault Yannick / FTVIASTELLA
La maison du bonheur, structure qui héberge des familles de personnes hospitalisée, pourrait fermer. Elle a été classée en résidence hôtelière. / © Fournigault Yannick / FTVIASTELLA

La maison du bonheur, une structure créée il y 18 ans et située à Nice, offre un hébergement peu cher à proximité des hôpitaux. Elle est en passe de fermer, à cause d'un classement de la structure en tant qu'hôtel.

Par France 3 Corse ViaStella

 Dans une chambre : des jouets et des poupées. Ils appartiennent à Carla. Depuis huit mois, la petite fille et sa mère, originaires de Corse, passent beaucoup de temps à l’hôpital de Nice pour soigner une leucémie

« L’annonce de la maladie est violente. Et en même temps se retrouver sans logement, ce n’est pas possible. On a atterri ici, au début, c’est dur parce qu’on n’a pas envie d’être là, parce qu’on a plein d’idées préconçues sur ce genre d’endroit et finalement, c’est très bien d’être là », livre Céline Pavageau, maman de Carla. 

 
Santé : la Maison du Bonheur risque de fermer ses portes
Intervenants - Céline Pavageau, Maman de Carla ; Christine Scaramozzino, Présidente de la Maison du Bonheur ; Catherine Riera; Présidente de La Marie Do Equipe - ORSINI Olivier ; Fournigault Yannick ; STEFANI Marie-Françoise ; LUCIANI Léon ; BUYSE Laurence.


Cet endroit, c’est la Maison du bonheur. La structure compte 12 chambres qui accueillent des familles de personnes hospitalisées. Mais peut-être plus pour longtemps. 
 

« Ca fait 15 ans que les personnes sont autonomes »


L’établissement a été classé en résidence hôtelière. Cela impose la présence en continu d’un gardienCoût à l’année : 90 000 euros, l’association est dans l’incapacité de payer. « Mise à part rester assise derrière le bureau, la personne n’a rien à faire. Effectivement, un accident peut arriver à n’importe quel moment, mais ça fait 15 ans que les personnes sont autonomes ici, comme une grande collocation », soutient Christine Scaramozzino, présidente de la Maison du Bonheur. 

Une grande collocation de 4 000 nuitées par an dont 75 % occupés par des familles corses. Sur l’île, l’émotion est forte. « Pour nous, cette fermeture est insupportable à imaginer et on appelle les institutions en charge de la politique de la Santé en Corse à se mobiliser le plus vite possible », indique Catherine Riera, présidente de La Marie Do. 

Une aide au financement a été demandée à l’agence régionale de Santé de Corse. De son côté la ville de Nice annonce tout mettre en œuvre pour trouver une solution. 



 

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