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Soutien de la Ligue des droits de l'Homme de Corse à la capitaine du Sea-Watch arrêtée à Lampedusa

Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch, arrêtée vendredi à Lampedusa. Cette dernière a forcé un barrage de la police italienne afin de débarquer 40 migrants. / © Anaelle Le Bouedec / AFP / Localteam
Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch, arrêtée vendredi à Lampedusa. Cette dernière a forcé un barrage de la police italienne afin de débarquer 40 migrants. / © Anaelle Le Bouedec / AFP / Localteam

Ce samedi 29 juin, la Ligue des droits de l'Homme section corse a affiché son soutien à Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch, arrêtée vendredi à Lampedusa. Cette dernière a forcé un barrage de la police italienne afin de débarquer 40 migrants secourus en Lybie deux semaines plus tôt. 

Par A.A / France 3 Corse ViaStella avec AFP

« La Ligue des droits de l'Homme de Corse apporte toute sa solidarité à la capitaine Carola Rackete, arrêtée ce matin par les autorités italiennes pour avoir sauvé des vies », a indiqué l’organisation dans un communiqué ce samedi 29 juin.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la capitaine du Sea-Watch a forcé un barrage de la police italienne afin de débarquer 40 migrants, secourus il y a 17 jours au large de la Lybie, dans le port de Lampedusa. 

 


Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur italien, y voit un « acte de guerre » et réclame la prison ferme pour l’Allemande de 31 ans. Et promet également la mise sous séquestre à long terme du navire accompagnée d’une forte amende pour l’ONG. En juin dernier, un décret-loi est entré en vigueur en Italie contre les navires d’ONG considérés comme complices des passeurs


Jusqu’à 10 ans de prison 


Selon les médias italiens, Carola Rackete risque jusqu’à 10 ans de prison pour « résistance ou violence envers un navire de guerre ». « La Ligue des droits de l’Homme de Corse s’indigne de cette inversion des principes qui consiste à criminaliser des militants qui portent secours à des rescapés », commente l’organisation dans son communiqué. 

Les 40 migrants débarqués à Lampedusa devraient être répartis entre cinq pays européens : l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande et la France. L’Hexagone, selon le ministère de l’Intérieur est prêt à accueillir 10 d’entre eux. 

Malgré les difficultés du Sea-Watch, deux autres navires humanitaires, l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms et l'Alan Kurdi de l'ONG allemande Sea-Eye étaient samedi en route vers la zone des secours au large de la Libye.

 

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