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Le STC dénonce une dégradation des conditions de travail dans les magasins Leclerc

Les conditions de travail se sont dégradées dans la grande distribution depuis que certains magasins sont passés sous l'enseigne Leclerc. C'est ce que dénonce le syndicat des travailleurs corses. Des primes d'ancienneté auraient été revues à la baisse tandis que la charge de travail serait accrue.

Par France 3 Corse ViaStella

« Chez E.Leclerc, vous savez que vous achetez moins cher ». Voici le slogan phare de l’enseigne de supermarchés Leclerc. Une politique commerciale qui reposerait sur les sacrifices des salariés. Des primes d’ancienneté à minima, la suppression de 5% de remises sur les produits achetés dans le magasin et surtout le non-remplacement du personnel parti en congé ou en maladie.

Pour une des employés de la chaîne, la coupe est pleine. « On est en surcroît de travail, forcément l’ambiance n’est plus calme. Du coup, les employés comme ils font plus de travail, plus d’heures et puis ils sont obligés de pallier à droite à gauche puisqu’on est employé commercial, on est un peu de partout. Ça met la pression et après les employés n’y arrivent plus », indique Valérie Capretti, déléguée syndicale S.T.C. Leclerc de Folelli.



Précarité de l’initiative ?


La direction du magasin reconnaît la mise en place d’une nouvelle culture d’entreprise depuis le changement d’enseigne. Comme au niveau national, dans le magasin de Folelli, 25% des bénéfices devraient être reversés aux salariés.

« Quelqu’un qui gagne le SMIC est payé sur 13 mois et lorsque les bénéfices sont distribués. En fonction des bénéfices annuels, la rémunération de chaque salarié peut inclure un 14e voire un 15e mois de rémunération en moyenne annuelle », précise Jean-Pierre Raffalli, gérant du Leclerc de Folelli.

Mais encore faut-il faire des bénéfices. Le syndicat des travailleurs corses souligne le caractère précaire de cette initiative. « Pour sortir une prime d’intéressement basée exclusivement sur le résultat, ça veut dire qu’il faut faire du résultat. On peut toujours tomber dans une situation où il n’y a pas de résultats positifs et on ne donne pas de prime d’intéressement », souligne Jean Brignole, secrétaire général du S.T.C.

Une prime d’intéressement basée sur les bénéfices, l’avenir dira si les gérants de ces enseignes mèneront cette expérience jusqu’au bout.


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