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Tema – les transports et la mobilité en Corse

Une série d'été consacrée aux différents modes de transports en Corse. Réseau routier, trains, transports aériens et maritimes état des lieux et perspectives. 

Par France 3 Corse ViaStella

En ce milieu d'été, focus sur les transports et la mobilité en Corse. Quatre épisodes sur différents moyens de locomotion (routier, ferroviaire, aérien et maritime) afin d'établir un état des lieux et d'aborder leur évolution. 
 

Épisode 3 – Transports maritimes


75 % du trafic passager corse vient de l'extérieur. Mais depuis une dizaine d’années les vacanciers sont de moins en moins nombreux à opter pour le bateau. Les récentes turbulences autour de la future DSP (délégation de service public) pourraient aussi modifier le visage du trafic maritime insulaire.

Quatre compagnies se partagent principalement le marché sur les cinq ports de l'île. La Corsica Linea et la méridionale qui assuraient jusqu'ici la DSP maritime depuis Marseille, la Moby Lines et la Corsica Ferries. Cette dernière rafle d'ailleurs la mise en termes de Trafic passagers, près de 80 %. 
 

Tema - Transports et mobilité en Corse (3/4)
Intervenants - Michel Biggi, Economiste et spécialiste des îles de Méditerranée ; Vanina Boromei, Présidente de l'Office des transports de la Corse (le 27 juin 2019) Equipe - Stella Rossi ; Morgan Plouchart ; Mattea Luccioni ; Frédérique Barbolosi.


Mais voilà, depuis 2009 le maritime est en régression. L'an dernier quatre millions de passagers ont rejoint la Corse par la mer. C'est -1,1 % par rapport à l'année précédente.

Conflits sociaux et évolution des modes de consommation 

Principaux facteurs : les conflits sociaux, les modes de consommation ou l'essor de l'aérien. « Les vacances courtes s’étant multipliées, l’aérien en profite énormément. Dans le même temps les coûts ayant baissé, voilà comment petit à petit le passager aérien grignote sur le maritime qui de son côté a l’inconvénient d’être lourd, d’avoir ses petits ennuis sociaux qui n’ont pas amélioré la réputation et troisièmement il y a une amélioration du réseau routier », explique Michel Biggi, économiste et spécialiste des îles de Méditerranée. 

 



Dès le mois d'octobre et la mise en place de la DSP transitoire, le paysage maritime insulaire est appelé à se modifier. La Méridionale, opérateur historique, en est exclu la Corsica Linea assurera donc les traversés. 

L'échéance la plus importante sera toutefois le départ de la véritable DSP qui s'étendra sur une dizaine d'années. Compagnie régionale ou autre modèle, le mode de transport maritime devra s'adapter pour continuer à faire face à la concurrence. 
 

Épisode 2 - Réseau routier

 

Dans les grandes agglomérations, les intercommunalités cherchent à améliorer la mobilité en passant par des alternatives à la voiture. Les scènes de bouchons interminables sont désormais quotidiennes. 

À Ajaccio, l’un des priorités pour la communauté d’agglomération du pays ajaccien (Capa) réside dans son plan de déplacement urbain. Ce dernier vise à fluidifier la circulation grâce au développement des transports en commun et des modes actifs comme le vélo. 

Son point de départ : le parking de Saint-Joseph. Un espace qui doit aussi accueillir une station du téléphérique prévu à l’horizon 2021. L’installation doit permettre de desservir la nouvelle zone du Stiletto. Un projet au coût élevé : près de 100 millions d'euros. Mais la Capa peut compter sur une aide au financement, notamment de la part de la collectivité de Corse. 

 



560 véhicules pour 1.000 habitants 


La Corse détient la palme des régions françaises en termes de parc auto. Près de 560 véhicules pour 1.000 habitants, alors que la moyenne nationale avoisinant les 510. 

L’évolution des routes, elle n'a pas suivi celle des ménages. Conséquences certaines zones sont à la traîne. « Un retard très important a été accumulé notamment sur la Haute-Corse et on prévoit sur les trois ans environ 30 millions d’investissements pour ce réseau ne serait-ce que pour une remise à niveau de ces routes anciennement départementales », explique Vanina Boromei, présidente de l'office des transports de la Corse. 

 

Tema - Transports et mobilité en Corse (2/4)
Intervenants - Eric Salord, directeur général adjoint communauté d'agglomération du pays ajaccien (CAPA) ; Vanina Boromei, présidente de l'office des transports de la Corse ; Paul Marie Bartoli, Maire de Propriano (le 12 mars 2019). Equipe - Stella Rossi ; Plouchart Morgan ; Mattea Luccioni ; Frédérique Barbolosi.



Le plan pluriannuel d'investissement de la Collectivité voté en 2017 prévoit une enveloppe de 900 M d'euros sur 10 ans consacrée aux routes. Une part allouée aux chemins de fer devrait elle aussi apporter sa contribution en vue de l'amélioration du réseau.


Épisode 1 - Réseau ferroviaire 


Pour se rendre sur le GR20, ou admirer le paysage, le réseau ferroviaire, et son côté folklorique, séduit les vacanciers. 

À l’office du tourisme du Centre-Corse, on constate un véritable attrait pour ce moyen de transport. « Chaque jour, on a des gens qui nous posent des questions sur ce tronçon en train, qu’ils ont vu dans des guides, des blogs. Tous les jours, on a cette demande-là sur le train et surtout entre Corte et Vizzavona », indique Laura Santoni, employée à l’office du tourisme du Centre-Corse. 

Le réseau ferré insulaire mesure un peu plus de 230 kilomètres et compte deux lignes reliant les principales villes. À cela, s'ajoutent trois dessertes suburbaines : Casamozza-Bastia, Ile-Rousse-Calvi et Mezzana-Ajaccio. 
 
Tema - Transports et mobilité en Corse (1/4)
Intervenants - Vacancier du Loiret ; Laura Santoni, Office du tourisme du centre Corse ; Clothilde, Usagère ; Jean-Baptiste Bartoli, directeur général Chemins de fer de la Corse. Equipe - Stella Rossi ; Morgan Plouchart ; Mattea Luccioni ; Frédérique Barbolosi.


Plus de 1,2 million de passagers en 2018


En 2018, plus d’1,2 million de passagers ont emprunté le train. Et ce sont les lignes périurbaines qui connaissent la plus belle croissance. En un an, elles enregistrent parfois une augmentation de près de 10 %, comme en Balagne. 

Des chiffres qui donnent aux chemins de fer de la Corse (CFC) l’envie de se développer. « Le train, c’est l’axe de développement futur en matière de transports publics. Il est de plus en plus difficile d’entrer dans nos cœurs de ville et l’avenir passe par le train », souligne Jean-Baptiste Bartoli, directeur général des CFC. 

Si ces dernières années, le visage des chemins de fer corse a évolué, il reste un projet ambitieux qui n'a pas encore vu le jour : l'extension des rails jusqu'en plaine orientale. Le dossier est à l’étude, mais pour l'heure aucun calendrier n'est fixé. 




 

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