Territoriales - Et maintenant, que reste-t-il de la gauche ?

Elections territoriales en Corse, quelle participation ? / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
Elections territoriales en Corse, quelle participation ? / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Avec l'élimination de la liste communiste et la Corse insoumise contestée par les instances nationales, les partis de gauches seront absents de la prochaine assemblée de Corse. Que devient la gauche républicaine ? Une gauche qui n'a pas su s'unir et qui avait décidé de ne présenter aucune liste. 

Par France 3 Corse ViaStella

Pour le président du Parti radical de gauche ( PRG) de Haute-Corse Anthony Alessandrini, si la gauche est absente de ce second tour, c'est par manque de leader capable de rassembler.

"Les recalés du suffrage universel des législatives n'étaient pas en capacité seuls à représenter la gauche, la démocratie a toujours raison et cette liste de La République en marche a fini 4e", constate Anthony Alessandrini.

"Seule l'union a prouvé de par le temps que la gauche pouvait l'emporter."

Territoriales - Et maintenant, que reste-t-il de la gauche ?
Anthony Alessandrini, président du PRG de Haute-Corse; François Tatti, Julien Morganti, Mouvement Corse Démocrate;  - France 3 Corse ViaStella  - Maia Graziani, Daniel Bansard

D'autres membres du PRG privilégient plutôt qu'une union des forces de gauche, la constitution d'un front républicain. C'est le cas de Jean Zuccarelli. Le conseiller municipal d'opposition de Bastia appelait dimanche soir sur Twitter au "rassemblement de toutes les listes républicaines et au sursaut des électeurs".


Les élus bastiais du Mouvement Corse Démocrate martèlent eux qu'à défaut de pouvoir voter pour eux, leurs électeurs se sont abstenus. Ils ne regrettent pas, mais reconnaissent avoir déserté le terrain alors qu'il est occupé par les nationalistes.

"Leur travail a fini par porter ses fruits", reconnaît François Tati, président du MCD. "Dans le même temps les partis qui étaient aux responsabilités avaient un maillage territorial, de maires et conseillers municipaux, qui perd aujourd'hui de son efficacité".

"Je pense que dès janvier, il va falloir que l'on se mette autour de la table, aussi bien à droite que à gauche pour définir une stratégie", selon Julien Morganti, vice-président du MCD. "L'objectif maintenant, on a trois ans, c'est les municipales."

En 2010, avec près de 50 000 voix au premier tour, l'union de la gauche avait remporté la région. Dimanche dernier, la liste LaREM a rassemblé 13 455 suffrages.

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