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Tourisme : découvrir la Corse grâce au wwoofing 

Bénédicte, 29 ans, est wwoofeuse chez un producteur de spiruline de Linguizzetta. / © Louis Berthelot / FTVIASTELLA
Bénédicte, 29 ans, est wwoofeuse chez un producteur de spiruline de Linguizzetta. / © Louis Berthelot / FTVIASTELLA

Le wwoofing, est une autre façon de faire du tourisme. Son principe : travailler chez un agriculteur en échange du gite et du couvert. Une trentaine d'entre eux accueillent ainsi ces wwoofeurs en Corse.

Par France 3 Corse ViaStella

Bénédicte est Belge. Elle a 29 ans et est wwoofeuse. Pendant deux semaines, elle travaille chez un producteur de spiruline à Linguizzetta, mais n’est pas payée. En échange elle est nourrie et logée par Pierre Etienne Pinchart, le cultivateur.

La jeune femme a quitté son travail, dans les relations humaines, pour vivre autre chose. « C’est comme du tourisme alternatif. La nourriture est toujours bio, dans la mesure du possible locale. En plus de découvrir la gastronomie, on découvre la région. On est beaucoup plus proche des gens, c’est un tourisme beaucoup plus authentique, parce que ça nécessite, de la part de l’hôte comme du wwoofeur de s’impliquer », indique-t-elle. 

Pierre-Etienne Pinchart accueille cinq wwoofeurs par an dans sa ferme. Pour lui, l'intérêt va bien au-delà du simple coup de main qu'on lui donne. « Ce sont des gens qui sont dans le partage. Ils sont prêts à partager quelques heures de leur temps en échange de tout ce qu’on peut leur offrir à notre niveau comme l’expérience sur l’activité. Et c’est toujours de belles rencontres », estime le spirulinier. 
 

32 fermes référencées en Corse 

En Corse, 32 fermes sont inscrites sur le site qui référence les annonces de wwoofing. Ce sont principalement de petites structures. 
 
Tourisme : découvrir la Corse grâce au wwoofing 
Intervenants - Bénédicte Poskin, Wwoofeuse belge ; Pierre-Etienne Pinchart, Spirulinier ; Audrey Robineau, Eleveuse de chèvres. Equipe - Grégoire Alcalay ; Louis Berthelot ; Julien Castelli.


Comme celle d'Audrey Robineau, éleveuse de chèvres à Tox. L'arrivée d'un wwoofeur chez elle la soulage et casse sa routine. « Le matin, à la traite, on est deux. S’il y a besoin de garder les chèvres, les surveiller ou intervenir, c’est du travail partagé », soutient l’éleveuse. 

Pour éviter les dérives, des règles sont à respecter : un wwoofeur peut travailler au maximum 25 heures par semaine et ne doit en aucun cas remplacer un salarié.

 

L'histoire du wwoofing

Le wwoofing (World Wide Opportunities on Organics Farms, en français opportunités mondiales dans des fermes biologiques) naît au début des années 1970. 

En Angleterre, Sue Coppard est en mal de nature. Elle prend alors l’habitude de passer ses week-ends à la campagne où elle propose ses services aux fermiers qui l’accueillent. L’idée se repend ensuite grâce au bouche à oreille et de plus en plus d’agriculteurs décident d’ouvrir leurs portes pour se lancer dans l’expérience. 

Avec les années, l’idée s’est transformée en concept mondial d’écovolontariat. La pratique est basée sur la confiance, la tolérance et la générosité. Les relations entre le wwoofeur et son hôte doit se faire sans aucun lien de subordination. 

En France, près de 1.800 hôtes sont référencés. 

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