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Transports maritimes : le conflit de la Méridionale évoqué en marge de la session de l’Assemblée de Corse

© FTVIASTELLA
© FTVIASTELLA

Le président de l'Assemblée de Corse, Jean Guy Talamoni et la conférence des présidents de groupe ont reçu ce jeudi 21 février les syndicats de la Méridionale. Core in Fronte a pris position sur ce dossier qui pose la question de la réelle marge de manœuvre de la collectivité territoriale.

Par France 3 Corse ViaStella

Dans l’hémicycle de l’Assemblée de Corse ce jeudi 21 février, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse met les choses au clair : « Silence sur la procédure parce que la loi et le droit l'imposent. »

Ainsi, pas question pour les élus de donner leur avis sur la délégation de service public dont l’attribution est en cours. Si les lèvres sont closes, on promet une oreille attentive aux représentants des personnels de la Méridionale qui ne cachent pas leur inquiétude. 

 
Le conflit de la Méridionale évoqué en marge de la session de l’Assemblée de Corse
Intervenants - Jean-Richard Campili, S.T.C. ; Paul-Félix Benedetti , Core in Fronte. Equipe - Kael Serreri ; Daniel Bansard, Joseph Ienco.


En début d’après-midi, les délégués du syndicat des travailleurs corses [STC] ont été reçus par la conférence des présidents de groupe. Ceux de la CGT ont ensuite rencontré les mêmes élus, un par un. « Nous avons été entendus, j’espère compris. Après tout le monde comprend qu’il y a un devoir de confidentialité au niveau des élus. Il n’y a que très peu de choses qui nous ont été dites, voire rien pour être honnête. Nous avons exprimé nos inquiétudes, on s’en satisfait. C’est une bonne première approche », estime Jean-Richard Campili, représentant STC.
 

Soutien des partis politiques


Si les élus ont un devoir de réserve, plusieurs partis politiques ont assuré les salariés de la Méridionale de leur soutien. Ce jeudi, les indépendantistes de Core in Fronte ont une nouvelle fois pris position. « Pour nous, il est d’une nécessité absolue de suspendre la délégation de service public, la loi le prévoit. Et de faire jouer la clause d’intérêt général qui est discrétionnaire. Il appartient aujourd’hui au président de l’exécutif de lever cette mesure et de reprendre un nouvel appel d’offres qui rajouterait des clauses techniques et sociales », soutient Paul-Félix Benedetti de Core in Fronte. 

Deux préavis de grève ont été déposés par le STC et la CGT pour ce lundi. Les syndicats qui accusaient la direction de la Méridionale de légèreté dans ses propositions réclament de nouvelles garanties. Pour l’heure, aucune réponse ne leur a été apportée. 


 

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