D’où viennent les traces de radioactivité repérées dans le ciel corse ?

Selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, les taux de radioactivité relevés sont sans conséquence pour la santé humaine et l’environnement. Reste à savoir d'où vient ce rejet.

Par France 3 Corse ViaStella

C'est avec de ce type d'instrument que le ruthénium-106 a été mesuré dans l'air à Ajaccio, comme dans plusieurs stations françaises au début du mois d'octobre. Partie de l'Italie, l'alerte a été relayée par des mesures dans 14 pays européens.

Ont été révélées, partout, des concentrations très basses, sans risque sanitaire mais les calculs ont permis à l'Institut de radioprotection et de sureté nucléaire de remonter à l'origine probable. Entre l'Oural et la Volga et là, le rejet s'avère colossal.

« On mesure ça en milliards de milliards de becquerels en termes de source. Donc c’est quelque chose qui n’est pas du niveau de Tchernobyl ou de Fukushima, mais quand même parmi les accidents importants de ces 40 dernières années », explique Jean-Marc Peres, directeur général adjoint de l’IRSN.

radioactivité Corse
Reportage : Antomarchi Florence ; Fiamma Marion ; Culioli Vanessa

Transparence


Plusieurs pistes ont été éliminées dont l'accident d'une centrale nucléaire parce qu’on aurait alors trouvé d'autres éléments radioactifs. L'hypothèse d'un rejet d’une usine de traitement de combustibles nucléaires semble la plus probable.

Mais la Russie dément tout accident sur son territoire. Pour la CRIIRAD, commission d'information indépendante, il faut se saisir d'autres outils. « Il y a un problème de transparence.

Or, il y a un organisme qui est au-dessus de tout le monde qui est l’agence internationale énergie atomique qui est basée à Vienne, qui elle a pour mission d’être au-dessus de la mêlée. C’est-à-dire d’imposer à tous les pays nucléarisés la transparence. C’est le minimum qu’on est en droit d’exiger
», estime Roland Desbordes, président de la CRIIRAD.

On ne saura pas, non plus, si des produits agricoles venant de l'Oural ou de la Volga se retrouveront dans nos assiettes. Ce ne sera pas la première fois. Ces dernières années plusieurs diffusions de nuages radioactifs sont restées, d'après la CRIIRAD, inexpliquées.


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