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Violences faites aux femmes : en Corse, “il faut briser les tabous”

Anne-Laure Santucci, présidente de la Commission violence à l'Assemblée de Corse. / © FTVIASTELLA
Anne-Laure Santucci, présidente de la Commission violence à l'Assemblée de Corse. / © FTVIASTELLA

"Il faut briser les tabous et au-delà valoriser le courage des victimes" a indiqué samedi Anne-Laure Santucci. La présidente de la Commission violence à l'Assemblée de Corse était l'invitée samedi du Corsica Sera.  

Par France 3 Corse ViaStella

En France, en 2016, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours.

Il n'existe pas de statistiques de décès pour la Corse, "mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de décès que c'est moins grave", rappelle Anne-Laure Santucci, présidente de la Commission violence à l'Assemblée de Corse.

"Nous avons un territoire qui a un profil identique aux autres, toutes les classes sociales sont impactées, les victimes de violences sont à 95% des femmes".

Chaque année en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon, selon des chiffres 2017 officiels. Plus de 250 femmes sont violées chaque jour, et une sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail.

La Corse est la région où l'on enregistre le moins d'affaires de violences sexuelles, 0,41 faits pour 1000 habitants. 

Reste que tous les cas ne sont pas dénoncés : prendre la parole est difficile pour les victimes. Seules 8% déposent plainte au niveau national.

"En 2017, il y a eu 260 procédures dont une centaine avec des preuves tangibles. Mais ces chiffres ne représentent pas la réalité. Le premier écueil que nous avons à franchir c'est le signalement, parce que les femmes ont peur", explique Anne-Laure Santucci.

"On a un déficit d'accompagnement et de protection pour déposer plainte. Il faut briser les tabous et au-delà valoriser le courage des victimes".

(Re)voir l'entretien d'Anne-Laure Santucci, présidente de la Commission violence à l'Assemblée de Corse
Violences faites aux femmes : en Corse, "il faut briser les tabous"

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