Attentat de Corte : les réactions après le verdict

Attentat de Corte : les réactions après le verdict
Intervenants : Gilles Simeoni, président du Conseil Exécutif de Corse ; Jean Marie Poli, président de l'Associu " Sulidarita " - Frédéri Danesi, Olivier Journiat

De nombreuses réactions se sont élevées en Corse après les condamnations prononcées jeudi 6 octobre par la cour d'assises spéciale de Paris à l'encontre de trois jeunes nationalistes pour un attentat commis en 2012 contre la sous-préfecture de Corte.

Par France 3 Corse ViaStella

Parmi les accusés, âgés de 22 à 24 ans, Nicolas Battini a été condamné à 8 ans de prison et Stéphane Tomasini à 5 ans de prison. Le troisième homme, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de l'ancien dirigeant indépendantiste Charles Pieri, actuellement en fuite et sous le coup d'un mandat d'arrêt, a été condamné à 6 ans de prison "par défaut".

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, venues de diverses tendances politiques mais émanant principalement de l'Assemblée de Corse, à commencer par son président Jean-Guy Talamoni qui dénonce une "décision consternante". 

D'autres fustigent encore un verdict qui n’irait pas dans le sens de l’apaisement. 
Gilles Simeoni s'est également exprimé dans un communiqué.

D'autres dénoncent une condamnation politique.


Certains rappellent leur attachement à l'amnistie des prisonniers dits politiques.

La Ghjuventù Indipendentista (GI), dont Nicolas Battini est proche, appelle à des rassemblements dans la soirée à Corte, Bastia et Ajaccio. 
L’Associu Sulidarità appelle à rejoindre cette mobilisation.

Le mouvement nationaliste Inseme per Bastia a appelé au calme, comme l’avait fait plus tôt Nicolas Battini.
Le mouvement Femu A Corsica a réagit sur facebook.

"Huit ans, c'est une condamnation lourde pour un jeune qui n'avait que 18 ans au moment des faits", a réagi auprès de l'AFP Me Benjamin Genuini, l'un des avocats de Nicolas Battini. "Ça ne nous parait pas être un verdict d'apaisement", a abondé son confrère Me Saveriu Felli.

Qualification "terroriste"

Les trois accusés étaient poursuivis pour leur participation à un attentat à la voiture bélier le 1er avril 2012 contre la sous-préfecture de Corte. Ce jour-là, une voiture avait défoncé la grille et pénétré dans la cour. Elle avait été incendiée et un engin explosif, qui n'avait pas fonctionné, avait été retrouvé.

La cour d'assises spéciale, composée de magistrats professionnels, n'a pas retenu le chef d'association de malfaiteurs contre les trois accusés mais a confirmé la qualification terroriste et demandé leur inscription au fichier national automatisé des auteurs d'infractions terroristes (FIJAIT).

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