Attentat de Corte : le procès d’étudiants nationalistes débute à la Cour d’assises spéciale de Paris

Attentat de Corte : le procès d’étudiants nationalistes débute à la Cour d’assises de Paris
Marie-Françoise Stefani

Deux jeunes nationalistes comparaissent mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris pour la tentative d'attentat à la voiture piégée à Corte en 2012 : Nicolas Battini, 23 ans et Stéphane Tomasini , 22 ans. Tous deux sont étudiants. Joseph-Marie Verdi, en fuite, sera absent.

Par France 3 Corse ViaStella

Premier avril 2012, 2 heures du matin : une voiture enfonce la grille de la sous-préfecture de Corte. La Peugeot 207 prend feu. Un engin explosif qui n’a pas fonctionné est retrouvé sur place par les gendarmes.

Le véhicule vient d'être volé. Son propriétaire a été braqué par trois hommes cagoulés. Juste avant l'attaque, ils avaient croisé un groupe de gendarmes qu'ils avaient menacés.

L'enquête est confiée à la section anti-terroriste et au juge Gilbert Thiel, s'oriente vers la Ghuventu Indipendentista, un mouvement nationaliste étudiant.

Trois mises en examen


Un an et demi plus tard, une dizaine de personnes sont interpellées. Trois sont mises  en examen.

Nicolas Battini, 23 ans étudiant en histoire et militant de Ghuventud indipendentista, Stéphane Tomasini 22 ans, étudiant, en droit vont comparaitre devant la cour d'assises spécialement composée pour tentative d'attentat et destruction de bien d'autrui.

En garde à vue, deux proches de Nicolas Battini l'ont mis en cause dans l'attaque, selon une source proche de l'enquête. Son ADN a aussi été retrouvé dans la "villa Pizzini", une maison abandonnée à Corte où les enquêteurs ont découvert du matériel utilisé pour l'attaque de la sous-préfecture. Depuis le début de l’instruction, il a décidé de garder le silence.

Trois étudiants


Stéphane Tomasini, lui, "se dit totalement étranger aux faits. Il n'est mis en cause que par des témoignages indirects que rien n'est venu confirmer", a déclaré à l'AFP son conseil, Eric Barbolosi..

Sous contrôle judiciaire à Paris,  Stephane Tomasini comparaît libre. Nicolas  Battini a été transféré au centre pénitentiaire de Fresnes pour la durée du procès.  Il avait fait une grève de la faim pour pouvoir suivre ses études en prison.   

Un absent au procès


Il y aura un absent à ce procès : Joseph-Marie Verdi, 19 ans, étudiant lui aussi,  petit fils de l'ancien chef du FLNC Charles Pieri. Il avait été mis en cause par un renseignement anonyme et au moins un témoignage. Un ADN identique a aussi été retrouvé sur une affiche électorale qu'il avait manipulée et sur un masque de carnaval abandonné près des gendarmes menacés, avant l'attaque. L'étudiant ne comparaitra pas devant la cour d'assises spéciale. Il est en fuite depuis novembre 2013 après avoir échappé aux interpellations.

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