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En Corse, ces élus qui préfèrent parrainer les petits candidats

En Corse, ces élus qui préfèrent parrainer les petits candidats
José Simoni, maire de Prato di Giovellina; Adam Orsini, Maire de Lento - France 3 Corse ViaStella - Solange Graziani, Christian Giugliano, Joseph Ienco

En Corse, la plupart des élus ont opté pour les candidats F. Fillon et E. Macron. La gauche est largement à la traine. Mais certains élus ont quand-même voulu donner un coup de pouce aux petits candidats, au nom de la pluralité.

Par France 3 Corse ViaStella

Prato di Giovellina : à 15 minutes de Ponte-Leccia. Son maire parraine Nicolas Dupont-Aignan, candidat libérale de Debout la France. Avec seulement 45 administrés, José Simoni se sent bien loin de la vie parisienne et de ses scandales politiques.

La probité, Nicolas Dupont-Aignan en a fait un de ses thèmes de campagne. Cet élu rural est séduit : « je crois que c’est quelqu’un d’honnête, dans sa façon de se comporter, il a l’air honnête, et cela, je pense que c’est important. Si à l’occasion d’une élection présidentielle, on ne fait pas un petit effort pour que ces gens-là puissent s’exprimer, alors on entend que les 2 ou 3 voix principales. Mais on les connaît par cœur, on a envie d’autre chose. »

Un choix surprenant car le maire se présente comme un social-démocrate. Après le repas, les langues se délient. Les idées du candidat de Debout la France ne sont pas les siennes : « Je vais certainement voter E. Macron. Il est … jeune », explique ce maire.

Solidarité

A Lento, le maire a fait un autre choix : Philippe Poutou. Là, l’hésitation s’est faite entre extrême-gauche et extrême-gauche, raconte Adam Orsini : « j’ai trouvé que Poutou avait un meilleur programme que celui Mélenchon. Celui de Mélenchon me semble un peu trop réactionnaire contre l’Europe, contre tout. Donc j’ai décidé de donner mon parrainage à M. Poutou ».

Le candidat Philippe Poutou est pour les circuits courts et contre l’agriculture intensive. C’est aussi la position du maire de Lento. Sa commune compte 19 éleveurs et une association foncière pastorale. Cela permet de les aider, explique le maire, pour « pouvoir installer de jeunes éleveurs ou agriculteurs sur le village et leur fournir des logements sociaux ».

Petits candidats contre grands partis. Elus de communes rurales face aux grandes communes, le choix de ces élus est aussi un acte de solidarité.

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